Le coût des repas calculé en fonction des revenus des familles sera mis en place à la rentrée prochaine en Gironde, Charente-Maritime, Pyrénées-Atlantiques et Corrèze. Ultime étape d’une harmonisation des tarifs dans les douze départements de la Nouvelle-Aquitaine
Dernière étape pour la région Nouvelle-Aquitaine qui à la prochaine rentrée scolaire généralise la tarification solidaire de la restauration dans les lycées publics . À compter du 24 août, pas moins de 97 111 élèves de seconde à la terminale,...
Dernière étape pour la région Nouvelle-Aquitaine qui à la prochaine rentrée scolaire généralise la tarification solidaire de la restauration dans les lycées publics . À compter du 24 août, pas moins de 97 111 élèves de seconde à la terminale, mais aussi des classes prépas et étudiants en BTS, scolarisés de Gironde, Charente-Maritime, Pyrénées-Atlantiques et Corrèze intégreront le dispositif expérimenté depuis 2022. Dix ans après la réforme territoriale ayant donné naissance à la Nouvelle-Aquitaine, l’obligation légale d’une harmonisation des tarifs pratiqués dans les douze départements touche à sa fin. « Une mise en place progressive qui nous a permis d’améliorer le système », note Jean-Louis Nembrini. Comme de mettre un terme à des pratiques héritées « des anciennes académies, aux tarifs différents appliqués selon des modalités différentes », poursuit le vice-président de la Région, en charge de l’éducation.
Concrètement, à compter de septembre prochain, quel que soit l’établissement public fréquenté, le tarif appliqué aux demi-pensionnaires et internes aquitains sera fonction d’un quotient familial régional, établi sur la base des revenus fiscaux des familles et leur composition. L’objectif étant pour la collectivité « de faciliter l’accès à une alimentation saine et locale à tous les élèves ».
Afin « d’éviter les effets de seuil, la Région a mis en place une tarification progressive selon onze tranches », détaille Jean-Louis Nembrini. Les tarifs varient ainsi de 2,30 à 5,50 €, avec des augmentations de 10 centimes entre les premiers paliers, et de 80 cts entre les deux derniers. Avec quoi qu’il arrive, « un tarif très inférieur au coût réel d’un repas, qui s’élève, lui, à 9,50 € » pour l’instance régionale, souligne son vice-président.
Reste que pour bénéficier de cette tarification solidaire « il revient à chaque famille de s’inscrire sur la plateforme », muni du dernier avis d’imposition, rappelle Jean-Louis Nembrini. Sans quoi la tarification maximale sera appliquée par défaut.
Renseignements : naqui.fr/tarification-solidaire
