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securitevia Sud Ouest··3 min de lecture

Souriez, vous êtes filmés… En Charente-Maritime, quatre communes sous haute surveillance par drone pour la saison estivale

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Christophe Sueur
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Le contexte

La Charente-Maritime fait face à une augmentation de la délinquance, notamment des cambriolages et des trafics. Les autorités locales cherchent des solutions pour renforcer la sécurité, surtout pendant la saison estivale où la population touristique augmente. L'utilisation de drones par la gendarmerie est une réponse à cette problématique.

Ce qu'il faut retenir

La préfecture de la Charente-Maritime a autorisé l'utilisation de drones par la gendarmerie pour surveiller quatre communes pendant l'été. Les drones seront déployés jusqu'à quatre heures par jour pour prévenir les atteintes à la sécurité des biens et des personnes. Le maire de Saint-Pierre-d'Oléron soutient cette initiative, citant des problèmes d'incivilités et de cambriolages dans la région. Les opérations de surveillance seront limitées en durée et en nombre de caméras déployées.

Ce que ça change

Cette initiative marque un tournant dans la lutte contre la délinquance en Charente-Maritime, en utilisant des technologies modernes pour renforcer la sécurité publique. Elle pourrait également susciter des débats sur la vie privée et l'acceptabilité de la surveillance par drone dans les espaces publics.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Le groupement de gendarmerie départementale déploiera un drone au maximum quatre heures par jour pour surveiller Fouras, Surgères, Marennes et Saint-Pierre-d’Oléron

D epuis le 13 juin et jusqu’au 12 septembre, à Fouras, Surgères, Saint-Pierre-d’Oléron et Marennes-Hiers-Brouage, les mouettes vont devoir partager leur espace aérien. La préfecture de la Charente-Maritime a autorisé l’utilisation de drones par la gendarmerie pour capter, enregistrer et transmettre des images. L’appareil ne doit pas juger des techniques d’application de crème solaire des touristes mais...

D epuis le 13 juin et jusqu’au 12 septembre, à Fouras, Surgères, Saint-Pierre-d’Oléron et Marennes-Hiers-Brouage, les mouettes vont devoir partager leur espace aérien. La préfecture de la Charente-Maritime a autorisé l’utilisation de drones par la gendarmerie pour capter, enregistrer et transmettre des images. L’appareil ne doit pas juger des techniques d’application de crème solaire des touristes mais tenter de prévenir « les atteintes à la sécurité des biens et des personnes, lutter contre les cambriolages et freiner divers trafics ». Selon les arrêtés préfectoraux , « il n’existe pas de dispositif moins intrusif au regard de l’atteinte à la vie privée permettant de parvenir aux mêmes fins ».

En 2025, les forces de l’ordre ont eu du pain sur la planche avec près de 16 000 faits de délinquance constatés dans le département, dont 7 655 atteintes aux biens et 2 044 cambriolages. La gendarmerie fait donc le choix du « grand-angle » offert par les drones, devenu une nécessité tactique pour couvrir plus de terrain sur ces quatre communes.

Les services de l’État et les gendarmes estiment que Fouras et ses 4 200 habitants attire beaucoup de touristes et de saisonniers. Sa forte concentration en résidences secondaires attise les convoitises, entraînant une hausse des cambriolages, des vols à la roulotte et du trafic de stupéfiants . Le drone pourra être déployé au-dessus du centre-ville mais aussi sur toute la pointe de la Fumée. Ensuite, Marennes-Hiers-Brouage et ses 6 000 habitants est la dernière étape littorale avant le pont d’Oléron. Les militaires mettent aussi en avant l’arrêt de plusieurs trafics de stupéfiants les années passées. Puis à Surgères, bien qu’éloignée des plages, la ville est vue comme un carrefour géographique entre La Rochelle et Niort. Le drone va se concentrer sur sa zone urbaine et sa gare SNCF. Enfin, la commune de Saint-Pierre-d’Oléron, au cœur de l’île, abrite le port de La Cotinière, premier port de pêche artisanal du département, et représente une zone importante à surveiller pour limiter les trafics de toutes sortes.

Dans les faits, cette surveillance est assujettie à certaines limites. À savoir une durée des vols de drone restreinte à un maximum de quatre heures consécutives par jour. L’autorisation préfectorale ne permet le déploiement simultané que d’une seule caméra. Enfin, l’opération doit faire l’objet d’un affichage public en mairie et d’annonces sur les sites Internet municipaux.

Si l’idée d’être filmé depuis les cieux peut en faire tiquer certains, le maire de Saint-Pierre-d’Oléron, Christophe Sueur, se réjouit. « J’en ai un petit peu marre des incivilités permanentes et nocturnes », confie-t-il, dénonçant l’attitude de certaines « personnes qui viennent à Oléron, qui pensent que c’est un territoire vierge et qui cherchent à développer ici ce qui se passe dans les grandes villes ». Face à ces individus qui « cherchent à monter des réseaux » ou qui « viennent cambrioler en journée », Christophe Sueur voit ce dispositif d’un très bon œil.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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