La cours de l'hôtel de Matignon à Paris, où se trouve le bureau du Premier ministre, le 30 juin 2024. Illustration - Ludovic MARIN
Dans le cadre de sa lutte contre le narcotrafic , Sébastien Lecornu a ordonné à ses ministres de procéder à des dépistages inopinés de leurs collaborateurs pour déceler une éventuelle consommation de stupéfiants au sein de l'État. Une mesure appliquée jusque sous le toit de Matignon. Un test anti-drogue "surprise" a été réalisé rue de Varennes il y a quinze jours, un lundi après un week-end, a appris BFMTV ce mercredi 17 juin confirmant une information du Parisien .
Dans sa circulaire datée de ce mardi 16 juin, le Premier ministre demande aux membres de son gouvernement "d'organiser (...) des dépistages inopinés et obligatoires, sous la forme de tests salivaires" dans leurs cabinets, auprès des hauts fonctionnaires ou encore des agents ayant accès à des "informations sensibles" ou porteurs d'une "habilitation" notamment dans la défense ou la sécurité.
Car, explique-t-il, la consommation de stupéfiants par des agents publics, "constitue, au-delà de leur propre mise en danger et de l'impact sur le service, une vulnérabilité personnelle susceptible d'être exploitée par des groupes de pression, des réseaux criminels ou des manœuvres d'ingérence". Et donc "la plus grande vigilance est requise".
Les ministres établiront la liste des emplois "susceptibles d'être soumis à un dépistage régulier", dans un plan d'action qui sera remonté au chef du gouvernement "avant le 26 juin".
Si le résultat est positif, les ministres pourront apprécier les conséquences "y compris sur un plan disciplinaire" et orienter les consommateurs "vers des structures de soins".
Le Premier ministre lui-même et les ministres sont concernés par ces tests, nous précise Matignon.
