Dans l'affaire Lyhanna, Gérald Darmanin a pointé la responsabilité des magistrats. Une policière spécialisée dans les violences faites aux mineurs témoigne mardi à franceinfo du manque d'effectifs et semble démunie face à la colère des familles de victimes.
Son quotidien est fait d'urgence, de saturation et de frustration. Cette policière enquêtrice dans un groupe spécialisé dans les violences sur les mineurs, dans une ville moyenne, parle sans détour de la difficulté pour les enquêteurs de traiter les dossiers qui s'accumulent. "Avant, on avait à peu près entre 30 et 60 dossiers par personne. Là, dans notre brigade, on a 150 dossiers par personne, explique cette policière qui a tenu à garder l'anonymat pour conserver sa liberté de parole. On n'est pas les pires, certains commissariats ont beaucoup plus de dossiers…"
"Une vraie crainte que ces dossiers soient bâclés" : les magistrats peuvent-ils examiner 70 000 plaintes pour violences sexuelles sur mineurs en un mois ?
