Aller au contenu principal
Toute l'actualité
culturevia Sud Ouest··3 min de lecture

Tribune anti-Bolloré : après la réponse de Maxime Saada, Canal+ assigné en justice pour discrimination par la Ligue des droits de l’Homme et la CGT Spectacle

Personnalités citées :Maxime SaadaCatherine PégardMartin Ajdari
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

La situation autour de Canal+ et de son dirigeant Maxime Saada a suscité des tensions dans le milieu du cinéma français, notamment lors du Festival de Cannes. La chaîne, sous l'action de son président, a été accusée de discrimination envers les signataires d'une tribune critique à l'égard de Vincent Bolloré, actionnaire de Canal+. Cette tribune a été signée par de nombreux acteurs et réalisateurs de renom.

Ce qu'il faut retenir

La Ligue des droits de l’Homme et la CGT Spectacle ont assigné Canal+ en justice pour discrimination après les propos de Maxime Saada sur les signataires d'une tribune anti-Bolloré. Saada a exprimé son refus de travailler avec ceux qui le traitent de 'crypto-fasciste'. L'action judiciaire vise à protéger la liberté d'expression des signataires. La ministre de la Culture a exprimé son regret face aux déclarations de Saada, appelant au dialogue.

Ce que ça change

Cette affaire soulève des questions sur la liberté d'expression dans le secteur audiovisuel et culturel en France. Elle met en lumière les tensions entre les acteurs du cinéma et les dirigeants de chaînes de télévision, tout en soulignant le rôle central de Canal+ dans la production cinématographique française. Les réactions des institutions culturelles et politiques pourraient influencer les relations entre les créateurs et les diffuseurs.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

La Ligue des droits de l’Homme et la CGT Spectacle ont engagé une action en justice contre la chaîne après les propos de son dirigeant sur les signataires d’une tribune visant Vincent Bolloré

« Canal+ comparaîtra devant la justice » : la Ligue des droits de l’Homme et la CGT Spectacle ont annoncé samedi avoir engagé une action en justice pour discrimination après les propos du dirigeant de Canal+ , indiquant ne plus vouloir travailler avec les signataires d’une tribune anti-Bolloré. Sollicitée, la direction de la chaîne n’a pas souhaité réagir.

Maxime Saada, président du directoire de Canal+, a fait le « choix brutal de discriminer », accusent l’ONG et la fédération syndicale dans un communiqué. Les propos du patron de la chaîne secouent depuis une semaine le monde du cinéma, réuni pour le Festival de Cannes qui s’achève samedi soir. Dimanche, Maxime Saada avait affirmé ne plus vouloir travailler avec les signataires d’un texte qui dénonce « l’emprise de l’extrême droite » sur le cinéma à travers l’homme d’affaires Vincent Bolloré, actionnaire de référence de Canal+. « Je n’ai pas envie de travailler avec des gens qui me traitent de « crypto-fasciste » », avait lâché un Maxime Saada agacé, dimanche dernier, en plein festival.

« Il est grand temps que les mondes de la culture et du savoir se coalisent et se révoltent contre l’œuvre réactionnaire du groupe Bolloré. L’action judiciaire est l’un des tremplins nécessaires à cette révolte », a commenté l’avocat de la CGT Spectacle et de la LDH, Me Arié Alimi.

Dans cette assignation au civil, le syndicat et l’ONG détaillent : « En stigmatisant publiquement les signataires d’une tribune relevant du débat d’intérêt général, les propos de Maxime Saada sont susceptibles de porter atteinte à l’exercice effectif de leur liberté d’expression, en créant un climat dissuasif propre à décourager toute prise de parole critique au sein du secteur audiovisuel et culturel ». Les demandeurs sollicitent du tribunal judiciaire de Nanterre qu’il « enjoigne à la société Canal+ de s’abstenir de toute mesure d’exclusion, de refus de collaboration, de discrimination à l’encontre des signataires de la tribune ».

La tribune et sa réponse ont secoué le monde du cinéma en plein Festival de Cannes : à 600 signataires au moment de la publication, ses auteurs revendiquaient jeudi sur Instagram plus de 3 800 signataires. Parmi eux, de grands noms internationaux comme l’acteur espagnol Javier Bardem, le réalisateur britannique Ken Loach ou encore l’acteur américain Mark Ruffalo. Certains, à l’instar de l’actrice Anna Mouglalis, ont comparé la « liste noire » des signataires à une forme de « maccarthysme ».

Le rôle clef de Canal+ dans la production et la distribution cinématographique française est au cœur des débats. Côté production, Canal+ s’est engagé à investir 160 millions d’euros en 2026 et 170 millions en 2027 dans le cinéma français, après 150 millions en 2025, en recul toutefois par rapport aux 220 millions investis les années précédentes. Le groupe est présent à toutes les étapes de la vie d’un film, de son préfinancement jusqu’à son exploitation en salle. Il a acquis en septembre 34 % du capital d’UGC, le réseau de salles qu’il espère contrôler dans sa totalité à partir de 2028.

Interrogée mardi lors des questions au gouvernement, la ministre de la Culture Catherine Pégard a dit regretter la déclaration de Maxime Saada. « Au milieu des inquiétudes et des critiques des professionnels, inquiétudes légitimes, je voudrais que la raison et le dialogue puissent l'emporter sur les menaces », a-t-elle ajouté.

Le président de l'Arcom Martin Ajdari a émis le souhait de voir la situation s'apaiser. « Je pense qu'il y a quand même de nombreux acteurs qui doivent se parler, redescendre un peu après la vivacité des polémiques », a-t-il déclaré.

Dans le même temps, la Société des réalisateurs et réalisatrices de films, qui regroupe 500 cinéastes, a proposé une médiation entre les signataires de la tribune et les équipes cinéma de Canal+.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.