Sur la sellette, les liens entre France Télévisions et les sociétés de production ont agité la commission sur l’audiovisuel menée par Charles Alloncle. Le député UDR a déposé une proposition de loi pour encadrer contrats et mouvements de salariés.
Malgré les polémiques et invectives qui ont émaillé la commission d’enquête sur l’audiovisuel public qui s’est tenue de novembre à avril, il est un sujet fil rouge, l’un des rares, sur lequel le rapporteur UDR Charles Alloncle et le président Horizons Jérémie Patrier-Leitus ont partagé la même stupéfaction : celui des navettes de cadres dirigeants entre France Télévisions et les sociétés de production, autrement dit entre l’acheteur de programmes et ses fournisseurs. Des cas individuels ont été décortiqués, montés en épingle, jetés en pâture sans être toujours probants.
En réalité, ces mouvements ne sont pas illégaux. Mais ils portent en eux le germe de conflits d’intérêts à une période qui ne s’accommode plus du flou ni d’un système qui s’en remet trop à la déontologie personnelle de chacun. Le rapport de la commission , rendu public le 5 mai, braque le projecteur sur cet angle mort de l’audiovisuel public, et obligera, quel que soit l’avenir de ce texte, à ajuster les règles. Mais le sujet est plus compliqué qu’il n’y paraît.
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