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Un million d’agents de la fonction publique bénéficieront de cet outil, alimenté par les modèles de la startup française Mistral AI. L’exécutif souhaite ainsi donner aux agents l’opportunité «de se débarrasser de tâches chronophages, de paperasse inutile, pour se concentrer sur ce qui fait le cœur de leur travail».
Le gouvernement va généraliser un agent conversationnel utilisant l'intelligence artificielle pour environ un million d'agents de la fonction publique de l'État, a annoncé mardi le ministère de l'Action et des Comptes publics.
Cet agent conversationnel alimenté par les modèles de la start-up d'intelligence artificielle Mistral va être rendu accessible aux agents après une expérimentation de plusieurs mois pour 10.000 d'entre eux, a détaillé le cabinet du ministre de l'Action et des Comptes publics David Amiel, lors d'un briefing avec la presse. Le coût de cette généralisation est estimé à 700.000 euros environ, incluant l'accès aux modèles de Mistral, a précisé le cabinet.
«Il est évident que l’IA est une opportunité comme elle est une menace» , a commenté le ministre, mardi matin, alertant contre le «risque d’être dépendant de ces technologies extra-européennes» . Dans ce contexte, le gouvernement souhaite donner aux agents l’opportunité «de se débarrasser de tâches chronophages, de paperasse inutile, pour se concentrer sur ce qui fait le cœur de leur travail» . L’agent conversationnel sera donc «l’équivalent de ChatGPT mais en version souveraine et sécurisée pour pouvoir faire de la recherche documentaire, des synthèses, de l’analyse des résumés» , selon David Amiel.
