Aller au contenu principal
Toute l'actualité
technologievia France 24··3 min de lecture

IA : la France va investir 655 millions d'euros supplémentaires pour accélérer sa "révolution"

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Sébastien Lecornu
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

Le gouvernement français a mis en place un programme d'investissements dans l'innovation, France 2030, visant à renforcer la position de la France dans le domaine des nouvelles technologies. L'intelligence artificielle est un axe stratégique pour la souveraineté numérique et la modernisation des services publics.

Ce qu'il faut retenir

Le Premier ministre a annoncé un investissement supplémentaire de 655 millions d'euros dans l'intelligence artificielle pour soutenir les infrastructures et la recherche. Cet investissement vise à moderniser les services publics et à protéger la souveraineté technologique française. Chaque ministère devra démontrer l'utilisation de l'IA pour améliorer le service public et réaliser des économies. La DGSI a rompu son contrat avec Palantir pour privilégier une société française.

Ce que ça change

Cet investissement marque un tournant dans la politique technologique française, visant à réduire la dépendance aux géants technologiques étrangers. Cela pourrait transformer la manière dont les services publics fonctionnent, en intégrant davantage l'IA pour améliorer l'efficacité et la qualité des services rendus aux citoyens.

L'article complet

Source originale sur france24.com

À la veille de l'ouverture du salon VivaTech, dédié aux nouvelles technologies, à Paris, le Premier ministre a annoncé mardi un investissement supplémentaire de 655 millions d'euros dans l’intelligence artificielle. Ces fonds doivent notamment renforcer les infrastructures, la recherche, les entreprises et les filières industrielles". L'objectif affiché est de soutenir la souveraineté technologique française et moderniser les services publics, afin "que cette révolution profite aux Français".

La France va investir 655 millions d'euros supplémentaires dans le développement de l'intelligence artificielle (IA) afin que "cette révolution profite aux Français", a annoncé Sébastien Lecornu, mardi 16 juin, à la veille de l'ouverture à Paris du salon VivaTech .

Le programme public d'investissements dans l'innovation France 2030 consacrera "655 millions d'euros supplémentaires au développement de l'intelligence artificielle", a déclaré le Premier ministre dans une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux.

Ces investissements iront "soutenir les infrastructures, les capacités de calcul, la recherche, les entreprises et les filières industrielles", détaille-t-il, en souhaitant "que cette révolution profite aux Français", "protège notre souveraineté" et "renforce nos services publics".

Pour afficher ce contenu X (Twitter), il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité.

L'IA, les robots et la souveraineté numérique face aux géants technologiques américains et chinois seront au centre de la 10e édition du salon VivaTech, plus grand événement européen du secteur, qui s'ouvre à Paris mercredi jusqu'à samedi.

Par ailleurs, Sébastien Lecornu a annoncé que le renseignement intérieur français (DGSI) avait décidé de rompre son contrat avec le géant américain de l'analyse de données Palantir, dont le cofondateur Peter Thiel est proche de Donald Trump. La DGSI a finalement "retenu" la société française ChapsVision.

"Nous ne pouvons pas accepter de nouvelles dépendances stratégiques dans le numérique", a-t-il justifié, désireux de "construire une véritable autonomie" pour ne "pas dépendre du bon vouloir de certains partenaires, capables (...) de couper le robinet d'accès" à l'IA.

"Chaque ministère devra démontrer comment il utilise l'IA"

L'administration Trump a ordonné la semaine dernière à la start-up américaine d'intelligence artificielle Anthropic de suspendre à "tout ressortissant étranger" l'accès à ses deux modèles les plus puissants, Claude Fable 5 et Mythos 5, invoquant la "sécurité nationale" .

Cette injonction de Washington a fait réagir plusieurs candidats déclarés ou potentiels à la présidentielle, de Jordan Bardella à Jean-Luc Mélenchon en passant par Gabriel Attal, Édouard Philippe et Bruno Retailleau. Ils ont alerté contre une "guerre de l'IA", et le besoin d'indépendance face aux États-Unis.

Pour inciter l'État français à recourir à l'intelligence artificielle, en espérant faire en même temps des économies, Sébastien Lecornu prévient que la "capacité" des ministères à utiliser l'IA "sera désormais prise en compte dans les arbitrages budgétaires".

"Chaque ministère devra démontrer comment il utilise l'intelligence artificielle pour simplifier les démarches, améliorer le service rendu aux Français et réduire les tâches inutiles", explique-t-il. "Et donc, faire des économies sans diminuer la qualité du service public".

Les ministères de la Justice et de l'Intérieur disposeront "dès cette année" des technologies "les plus avancées" dans l'IA, par le portail GenIAl, déjà utilisé par celui des Armées, afin de "traiter des données sensibles" ou par exemple "accélérer le traitement des visas".

En matière de santé, le site Ameli de l'Assurance maladie disposera d'un "assistant santé public" à base d'intelligence artificielle pour mieux guider les patients qui pourront ainsi "confier leurs données de santé à une IA gérée par l'Assurance maladie et non à une entreprise étrangère".

Sébastien Lecornu promet également un meilleur accès aux données publiques, par exemple démographiques, économiques, géographiques et administratives, sur une "nouvelle plateforme publique dédiée à l'IA".

Texte extrait depuis l'article original sur france24.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur france24.com.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.