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gouvernementvia BFM TV··4 min de lecture

"Une page entière de votre vie qui se tourne": à quoi ressemble la dernière année de vie à l'Élysée des présidents?

Personnalités citées :Emmanuel MacronNicolas SarkozyFrançois HollandeDominique BussereauPaul Poudade
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Le contexte

L'article traite des derniers mois de présidence d'Emmanuel Macron, en mettant en lumière les défis auxquels il fait face alors qu'il approche de la fin de son mandat. Les départs de collaborateurs et la nécessité de se projeter dans l'avenir sont des thèmes récurrents pour les présidents français en fin de mandat.

Ce qu'il faut retenir

Emmanuel Macron fait face à une ambiance de fin de règne avec de nombreux départs de conseillers. Il continue de travailler intensément jusqu'à la fin de son mandat, en se concentrant sur les affaires internationales. Les précédents présidents ont également cherché à rester actifs politiquement après leur mandat, et Macron pourrait envisager une nouvelle candidature en 2032.

Ce que ça change

Cet article souligne les dynamiques politiques en fin de mandat et les stratégies que les présidents adoptent pour maintenir leur influence. La situation actuelle d'Emmanuel Macron pourrait influencer les débats politiques futurs et les candidatures à venir, notamment en 2032.

L'article complet

Source originale sur bfmtv.com

Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy et François Hollande à l'Élysée le 29 avril 2022 - YOAN VALAT / POOL / AFP

Encore une année en tant que chef de l'État, mais déjà une ambiance de fin de règne pour Emmanuel Macron? Avec le départ anticipé du secrétaire général de l'Élysée, Emmanuel Moulin , qui espère prendre bientôt la tête de la Banque de France , le ballet des départs a pris de l'ampleur ces derniers mois rue du Faubourg Saint-Honoré.

Le phénomène n'a cependant rien de nouveau, illustrant combien les derniers mois de tous les présidents peuvent être difficiles.

Premier grand changement pour les présidents: les départs, donc, des plus proches collaborateurs. Une dizaine de conseillers d'Emmanuel Macron ont ainsi déjà quitté le navire depuis le début de l'année pour de nouveaux horizons dans le public ou le privé. Les deux secrétaires générales adjointes, Emilie Piette et Constance Bensussan, sont déjà parties, l'une pour présider le Réseau de transport d'électricité (RTE) en mars, l'autre la Caisse nationale des allocations familiales fin avril.

En février, la conseillère Afrique du Nord et Moyen-Orient Anne-Claire Legendre prenait la tête de l'Institut du monde arabe pour remplacer Jack Lang , en délicatesse avec l'Élysée pour ses liens avec Jeffrey Epstein . La conseillère Culture, Catherine Pégard , a succédé au même moment à Rachida Dati au ministère de la Culture.

D'autant moins que trouver des remplaçants aux collaborateurs du président n'a rien d'évident dans un vivier très restreint. CV XXL, horaires à rallonge, très fortes responsabilités ... La liste des candidats n'est pas forcément épaisse, d'autant moins après bientôt dix de macronisme.

Seconde difficulté pour le président: accepter de se savoir en sursis avec la date-butoir du second tour. Comme pour conjurer le sort, Emmanuel Macron compte bien s'afficher au travail jusqu'au bout. Le chef de l'État sera à "la tâche jusqu'à la dernière seconde" de son mandat, a asséné à plusieurs reprises le président lors de ses déplacements internationaux.

La preuve par l'exemple: comme aux débuts en 2017, le chef de l'État continue d'enchaîner les déplacements à un rythme effréné, un jour chef des armées, le lendemain chantre de la déconnexion des réseaux pour les moins de 16 ans ou encore chef de file du soutien à l'Ukraine .

Pologne et sommet de l'UE à Chypre fin avril Grèce, exercices militaires dans l'est de la France le 30, Arménie début mai, tournée africaine avec plusieurs séquences fortes , G7 à Evian dans une poignée de semaine... Emmanuel Macron s'est démultiplié ces dernières semaines.

Et pour cause: avec le pari raté de la dissolution en 2024, le président, privé de majorité et de marges de manœuvre sur la scène intérieure, a décidé de tout miser à nouveau sur l'international, dans un contexte mondial plus incertain que jamais, entre la guerre en Iran , le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche et le conflit entre l'Ukraine et la Russie. Mais le phénomène, là non plus, n'a rien de nouveau.

"C'est un grand classique des fins de mandats de se redéployer sur l'international parce que c'est souvent là qu'il vous reste les principaux leviers", observe l'ancien ministre de Jacques Chirac Dominique Bussereau, qui assure que l'ancien président "n'a jamais eu de sentiment de bout de course".

Dernière difficulté: se projeter dans l'après. Élu plus jeune président de la Ve République, Emmanuel Macron n'aura même pas 50 ans quand il quittera l'Élysée. Le chef de l'État ne semble pas officiellement s'inquiéter de la suite.

Faut-il vraiment le croire? À l'exception de Jacques Chirac qui a quitté son mandat présidentiel à plus de 75 ans, affaibli par un AVC , les derniers présidents ont tous cherché à revenir dans le jeu.

Nicolas Sarkozy a ainsi tenté sa chance lors de la primaire de la droite en 2016, avant d'être balayé par Alain Juppé et François Fillon. François Hollande, lui, est redevenu député en 2024 à la faveur de la dissolution surprise et se verrait bien incarner un recours à gauche en vue de 2027.

Dans le camp présidentiel, beaucoup jugent qu'Emmanuel Macron pourrait se positionner pour candidater à nouveau pour la présidentielle de 2032 . Même pour Jacques Chirac qui avait donc acté qu'il ne ferait plus de politique, du moins dans des fonctions officielles, la suite n'avait pas été évidente.

"Il espérait beaucoup que les députés de droite viennent le voir pour lui demander son avis régulièrement. Et ça n'a pas été autant le cas qu'il l'espérait. Les gens vous oublient vite", soupire ainsi Paul Poudade, ancien chef du protocole de l'Élysée.

En attendant, interrogé sur une éventuelle candidature pour 2032, Emmanuel Macron avait assuré en mai 2025 "ne pas y avoir réfléchi" . Pour l'instant.

Texte extrait depuis l'article original sur bfmtv.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur bfmtv.com.

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