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autrevia Sud Ouest··4 min de lecture

Violences après la Ligue des champions : Jordan Bardella et Éric Zemmour jouent les prolongations

Personnalités citées :Jordan BardellaÉric ZemmourLaurent NuñezEmmanuel MacronGabriel AttalÉdouard PhilippeJean-Luc MélenchonMarine Le Pen
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Le contexte

Les violences survenues après la victoire du PSG en Ligue des champions ont suscité des réactions politiques, notamment de la part de figures de l'extrême droite. Jordan Bardella et Éric Zemmour, leaders de leurs partis respectifs, utilisent ces événements pour aborder des thèmes liés à l'insécurité et à l'immigration, qui sont au cœur de leurs discours politiques.

Ce qu'il faut retenir

Les incidents après la victoire du PSG ont permis à Jordan Bardella de dénoncer des 'scènes de guerre civile' et de critiquer le gouvernement sur la question de l'insécurité. Éric Zemmour a également réagi en appelant à 'mater l'ennemi intérieur', en faisant référence à une jeunesse qu'il associe à l'immigration. Les deux hommes politiques ont utilisé ces événements pour renforcer leur position sur l'immigration et la sécurité, en prévoyant que ces thèmes seront centraux lors des prochaines élections.

Ce que ça change

Les déclarations de Bardella et Zemmour illustrent comment des événements sportifs peuvent être instrumentalisés dans le débat politique français, en particulier sur des sujets sensibles comme l'immigration et la sécurité. Cela pourrait influencer les discours politiques à l'approche des élections, en mettant l'accent sur des préoccupations sécuritaires qui résonnent avec une partie de l'électorat.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Les incidents survenus après la victoire du PSG offrent à Jordan Bardella et Éric Zemmour une nouvelle tribune pour exposer leurs positions sur l’insécurité et l’immigration

Les violences qui ont suivi la victoire du PSG en Ligue des champions offrent à Jordan Bardella et Éric Zemmour une nouvelle occasion de se démarquer sur leur terrain de prédilection : le président du Rassemblement national dénonce « des scènes de guerre civile », tandis que le président de Reconquête ! appelle à « mater l’ennemi intérieur ».

Sur l’aile droite, on refait le match. Surtout celui qui s’est déroulé hors du stade : « Nous avons vu à l’évidence des scènes de guerre civile », s’est scandalisé Jordan Bardella, venu sur BFMTV et RMC distribuer ses propres cartons rouges. En premier lieu à « ces jeunes qui se comportent comme des prédateurs », désignés comme responsables des exactions du week-end qui ont entraîné plus de 890 interpellations et fait 178 blessés dans les rangs des forces de l’ordre, selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.

Habitué à jongler avec les thèmes de l’insécurité et de l’immigration, le numéro un du Rassemblement national n’hésite pas à pointer ces « jeunes qui sont issus de l’immigration (et) qui ne ratent jamais une occasion pour exprimer leur rejet des institutions ». Persuadé que « cette question sera au cœur de la présidentielle », Jordan Bardella prend le public à témoin : « Réveillez-vous, parce que dans quelque temps, ils casseront la porte des immeubles et ils rentreront dans vos appartements. »

Tout le monde a droit à son tacle : Emmanuel Macron, bientôt dix ans de pouvoir et « dix ans que l’insécurité explose » ; ses « héritiers » Gabriel Attal et Édouard Philippe qui « n’ont pas eu un seul mot » sur les violences ; Jean-Luc Mélenchon et sa « nouvelle France », celle « du tous contre tous (et) de l’insurrection » ; les parents « qui paieront » les dégâts causés par leurs enfants parce qu’il faut les « responsabiliser » ; et même le PSG car « la direction du club de foot a aussi une responsabilité ». Le remplaçant de Marine Le Pen pour la compétition élyséenne – prêt à sortir du banc dès que la cour d'appel de Paris aura rendu son verdict le 7 juillet – considère que les événements valident sa tactique.

Tout comme un de ses adversaires potentiels, pas encore candidat déclaré. « Il faut mater l’ennemi intérieur », s’est exclamé Éric Zemmour sur Sud Radio, accusant « une jeunesse arabo-musulmane venue des banlieues (et) qui déferle sur Paris ». Lancé dans son couloir, il fait même le lien entre les « 500 000 immigrés, pour la plupart venus de contrées arabo-musulmanes, qui rentrent légalement » (en réalité 384 000 premiers titres de séjour délivrés l’an dernier) et « une accumulation de ces gens qui viennent piller, casser, eux ou leurs enfants, ou leurs petits-enfants ».

Contre le « déferlement de ces hordes », le capitaine de Reconquête ! va droit au but : « L’objectif, c’est la remigration, c’est-à-dire le renvoi de ces gens » qui « sont double nationaux » dans leur autre pays d’attache. Et pour cela, « il faut prévoir l’extension du domaine de la déchéance de nationalité ». Un style partagé par sa coéquipière allemande Alice Weidel, cheffe de file de l’AfD, qui a posté un lapidaire « remigration » sur X. Mais aussi par le néerlandais Geert Wilders, allié de Jordan Bardella à Bruxelles, qui a abondé dans le même sens : « Arrêtez-les et déportez-les tous. »

Surenchère impossible à suivre pour un Rassemblement national qui a renoncé à toucher aux binationaux dans son référendum sur l’immigration promis en cas de victoire. Mais les grands principes restent les mêmes : « Arrêter l’immigration » et « expulser systématiquement les délinquants et criminels étrangers ». Idem pour les orientations régaliennes, entre retour des « peines planchers », construction de prisons pour mineurs et « suppression des allocations familiales (pour) les récidivistes ». Quitte à recourir à l’assistance vidéo, en s’appuyant sur « la reconnaissance faciale pour favoriser l’identification des perturbateurs ».

Au moins sur ce sujet, la doublure est à l’unisson de sa titulaire : dès mercredi Marine Le Pen avait vu dans l’important dispositif policier (22 000 hommes) les prémices de « scènes d’émeutes, de pillages et de destructions systématiques », qu’elle a ensuite déplorées samedi soir. Une harmonie qui contraste avec leurs dissonances sur le terrain des retraites. Jeudi encore, Jordan Bardella a martelé que « l’âge légal ne veut rien dire », quand la ligne officielle est toujours au retour à 62 ans.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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