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gouvernementvia Sud Ouest··4 min de lecture

Violences faites aux femmes : la ministre inaugure la maison des lendemains à Dax

Personnalités citées :Aurore BergéLionel CausseGeneviève Darrieussecq
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Le contexte

La lutte contre les violences faites aux femmes est un enjeu majeur en France, avec des initiatives gouvernementales visant à améliorer la prise en charge des victimes. Aurore Bergé, ministre en charge de l'Égalité entre les femmes et les hommes, a récemment annoncé des mesures pour renforcer cette lutte, notamment à travers la création de structures d'accueil et d'hébergement.

Ce qu'il faut retenir

Aurore Bergé a inauguré la Maison des lendemains à Dax, une structure dédiée aux femmes victimes de violences, avec un financement de 380 000 euros pour créer 20 places d'hébergement. Elle a souligné l'importance d'une prise en charge pluridisciplinaire et a annoncé l'extension d'un dispositif d'aide financière pour aider les victimes à quitter leur foyer. La ministre a également évoqué une future loi pour renforcer la protection des enfants victimes de violences.

Ce que ça change

Ces initiatives visent à améliorer le soutien aux femmes victimes de violences et à renforcer la protection des enfants. L'annonce de nouvelles mesures et de financements supplémentaires pourrait avoir un impact significatif sur la prise en charge des victimes, en particulier dans les zones rurales où les violences sont souvent moins visibles.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

En déplacement à Dax dans les Landes, Aurore Bergé, ministre en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a annoncé le déblocage de 380 000 euros pour créer 20 places d’hébergement dédiées aux femmes victimes de violence

En venant à Dax ce vendredi inaugurer la Maison des lendemains, la première structure landaise dédiée à la prise en charge pluridisciplinaire des femmes victimes de violences, la ministre Aurore Bergé n’a pas seulement répondu à l’invitation des deux députés Lionel Causse et Geneviève Darrieussecq. Elle a aussi rappelé l’engagement de l’État sur le volet de la lutte contre les violences intrafamiliales, et la promesse faite par le gouvernement de déployer une maison de santé dans chaque département pour accompagner les victimes vers « le jour d’après...

En venant à Dax ce vendredi inaugurer la Maison des lendemains, la première structure landaise dédiée à la prise en charge pluridisciplinaire des femmes victimes de violences, la ministre Aurore Bergé n’a pas seulement répondu à l’invitation des deux députés Lionel Causse et Geneviève Darrieussecq. Elle a aussi rappelé l’engagement de l’État sur le volet de la lutte contre les violences intrafamiliales, et la promesse faite par le gouvernement de déployer une maison de santé dans chaque département pour accompagner les victimes vers « le jour d’après ».

Au centre hospitalier de Dax, l’équipe de Docteur Lhez, déjà à la manœuvre au sein d’unités médico-judiciaires et de l’unité pédiatrique d’enfants en danger, n’a pas hésité à relever le défi. Soins physiques et psychologiques, soutien juridique et social sont ainsi assurés sur un même lieu, pensé et aménagé comme un cocon protecteur. « Il est essentiel que les femmes n’aient pas à franchir dix portes pour être prises en charge, et qu’elles n’aient pas à répéter dix fois le récit des violences », a commenté la ministre.

Si l’initiative est née dans la sous-préfecture des Landes sous l’impulsion de ce médecin engagé, elle pourrait essaimer, comme l’a glissé Geneviève Darrieussecq, envisageant la possibilité d’ouvrir « une antenne plus proche de Mont-de-Marsan, et alentour », notamment en zone rurale « où ces violences intra familiales existent, sont beaucoup plus cachées, et les victimes complètement captives du fait de l’isolement ». Ces structures constituent aussi une réponse aux problématiques de santé mentale des femmes et des enfants dans un contexte de pénurie de médecins psychiatres. « Les tentatives de suicide chez les 10-24 ans ont doublé depuis 2019 », se désole la ministre.

Aurore Bergé n’est pas venue les mains vides : interpellée par le Conseil départemental des Landes sur le manque de places d’hébergement dédiées aux victimes, elle a annoncé le déblocage d’une enveloppe de 380 000 euros, pour financer la création de 20 logements supplémentaires qui s’ajouteront aux 240 existants. Un arbitrage sera rendu d’ici au 14 juillet pour définir les modalités d’implantation sur le territoire, en fonction des besoins et en concertation avec les élus locaux. Parmi les pistes envisagées, la possibilité de mettre à disposition des logements de fonction vacants, comme les anciens logements des instituteurs. « Une cartographie des locaux disponibles va être lancée dans les communes prêtes à s’engager », a poursuivi la ministre, sans exclure d’autres solutions, comme le regroupement des hébergements au sein d’un même bâti.

Saluant l’implication de l’ensemble des acteurs du territoire, la ministre a décidé d’étendre l’expérimentation du « pack nouveau départ » aux Landes, ce dispositif d’aide financière testé depuis décembre 2023 dans certains départements pour aider les victimes à quitter rapidement le foyer. « Dans 8 cas sur 10, une femme victime de violences est aussi une mère de famille. Et on sait à quel point le fait d’avoir des enfants est à la fois un facteur qui vous fait partir, mais aussi qui vous fait rester », a détaillé Aurore Bergé, ajoutant que « protection des femmes et protection des enfants sont liées ». Une réalité actée dans la loi, qui reconnaît désormais les enfants des victimes comme des victimes à part entière.

Sur la question plus large des violences sexuelles infligées aux enfants, mises tragiquement en lumière par l’actualité récente et la révélation des agressions subies dans le cadre périscolaire à Paris , la ministre a annoncé « la présentation d’ici quelques jours d’une loi renforçant la protection des enfants » pour remédier « aux défaillances généralisées ». Un travail auquel a été associé le ministère de l’Égalité.

Non sans insister sur les difficultés du débat parlementaire parasité par les dissensions politiques, Aurore Bergé a conclu à la nécessité « d’aller au bout des réformes engagées ». Après l’inscription de la notion de non-consentement dans le code pénal, il y a encore du chemin à faire. En ligne de mire, l’intégration du principe du contrôle coercitif dans la loi (les actes répétés d’humiliation, d’isolement, de manipulatif constitutifs d’une emprise), ou l ’instauration de la prescription glissante , mesures qui devraient se concrétiser « avant la fin de l’année », espère la ministre, qui met un point d’honneur, aussi, à enterrer définitivement la notion de devoir conjugal.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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