L’affaire Lyhanna devient nationale et suscite la colère. Gérald Darmanin pointe les magistrats. À qui la faute ? Notre émission spéciale avec la comédienne et militante Andréa Bescond, la magistrate Manon Lefebvre, et une mère qui a vécu, jusqu’au drame, un parcours judiciaire similaire dans une affaire d’inceste.
D epuis Depuis deux semaines, c’est tout un pays qui est ému, indigné par la disparition puis la mort de Lyhanna, 11 ans, retrouvée sans vie après être montée dans la voiture de Jérôme Barella. Ses obsèques auront lieu vendredi 12 juin, à Fleurance, dans le Gers.
Depuis 2017, le suspect avait fait l’objet de plusieurs enquêtes pour suspicion de violences sexuelles sur mineures, sans être jamais entendu.
Cette affaire met le ministre de la justice, Gérald Darmanin, en difficulté. Elle révèle aussi une faillite de la justice.
À qui la faute ? Au parquet de Toulouse ou à celui d’Auch, dont la procureure est menacée de mort sur les réseaux sociaux et placée sous protection policière ? À des ratés dans la chaîne policière et judiciaire entre les villes de France où des alertes avaient eu lieu ?
Aux contraintes qui pèsent sur un système judiciaire sous-financé qui doit gérer les urgences au risque de négliger et de trier les affaires à la va-vite ? Au gouvernement qui, depuis des années, produit toutes sortes de circulaires parfois contradictoires et traîne la patte pour donner à la France une grande loi contre les violences sexuelles avec de vrais moyens ?
Alors que chaque année 160 000 enfants sont victimes d’inceste, de viol ou d’agression sexuelle, en premier lieu dans leur famille et leur entourage, pourquoi notre société peine-t-elle à ouvrir les yeux ?
Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix.
