La proposition de loi intervient dans le contexte de la loi NOTRe de 2015, modifiée en 2018, qui impose le transfert des compétences en matière d'eau et d'assainissement aux communautés de communes et d'agglomérations d'ici 2026. Ce transfert pose des difficultés, notamment dans les zones rurales et de montagne, où les périmètres des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) sont parfois jugés inadaptés. Les syndicats intercommunaux, qui gèrent déjà ces services à une échelle plus appropriée, ne peuvent exercer ces compétences que par délégation, ce qui complique la gestion et augmente les coûts. Les élus locaux craignent que cette organisation n'améliore pas l'efficacité et entraîne une hausse des tarifs de l'eau.
▸3 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« transfert obligatoire des compétences eau et assainissement aux communautés de communes »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 3« difficultés pour les collectivités concernées, en particulier dans les zones rurales »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 5« transferts de compétences obligatoires des communes vers les structures intercommunales »