Lire Article 3 Résultat de l’exercice 2023 Affectation au bilan et approbation du bilan et de l’annexe en entier
I. – Le compte de résultat de l’exercice 2023 est approuvé tel que présenté dans le tableau ci-après. Le résultat comptable de l’exercice 2023 s’établit à -124 929 938 604 € :
Tableau des charges nettes :
Tableau des produits régaliens nets :
Tableau de détermination du solde des opérations de l’exercice :
II. – Le résultat comptable de l’exercice 2023 est affecté au bilan à la ligne « report des exercices antérieurs ».
III - Le bilan, après affectation du résultat comptable, s’établit comme suit :
IV – L’annexe du compte général de l’État de l’exercice 2023 est approuvée.
Exposé des motifs :
Le résultat patrimonial de l’exercice 2023 s’établit à -124,9 Md€, soit une amélioration de 33,0 Md€ par rapport à l’exercice 2022 notamment du fait de la diminution significative des charges nettes.
- S’agissant des charges nettes (-34,1 Md€), les charges financières nettes enregistrent une baisse de 21,6 Md€ par rapport à 2022, qui résulte à titre principal de la diminution de 14,5 Md€ de la charge nette d'indexation consécutive au ralentissement de l'inflation. Les charges de fonctionnement nettes sont en baisse de 8,2 Md€ par rapport à 2022. Cette diminution est principalement liée à la baisse des dotations aux provisions pour risques nettes des reprises (-15,5 Md€), atténuée par la hausse des charges de personnel (+6,7 Md€), résultant des mesures de protection du pouvoir d’achat des agents publics dans un contexte d’inflation et par la hausse des transferts à destination des collectivités territoriales (+3,9 Md€). Les charges d’intervention nettes diminuent de 4,3 Md€, en raison d’une hausse des contributions reçues de tiers, comptabilisées en tant que produits d’intervention, liée principalement aux fonds versés par l’Union européenne au titre de la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR) et du plan RepowerEU (+12,2 Md€).
- S’agissant des produits régaliens nets, ils s’élèvent à 315,9 Md€ en 2023 et enregistrent une diminution de 1,0 Md€ par rapport à 2022. La baisse constatée sur le produit net de TVA (-4,0 Md€) s’explique principalement par le dynamisme des demandes de remboursement de crédits de TVA par les entreprises ; celle du produit net de l’impôt sur les sociétés (-3,5 Md€) résulte d’un recul du bénéfice fiscal des entreprises en 2022 et du produit net de TICPE (-1,4 Md€). Ces baisses de produits fiscaux sont en partie compensées par l’augmentation du produit brut des droits de mutation à titre gratuit (+2,5 Md€) et du produit de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), à hauteur de 5,8 Md€, affecté au budget général de l’État en 2023.
- Au bilan, les comptes de l’État pour 2023 attestent un maintien de la croissance des actifs nets de l’État (+11,8 Md€). Celle-ci résulte notamment d’une progression de la valeur nette de l’actif immobilisé (+24,9 Md€) en raison de la hausse de la valeur des immobilisations financières (+12,1 Md€) et corporelles (+9,6 Md€). Par ailleurs, l’actif circulant, composé pour partie de créances et de charges constatées d’avance, progresse de 33,6 Md€ principalement sous l’effet de la forte hausse des décotes sur les émissions d’OAT (+19,1 Md€) et des opérations enregistrées au titre des charges de service public de l’énergie et des boucliers tarifaires (+12,7 Md€). Enfin, la trésorerie active nette diminue de 46,7 Md€ pour atteindre 34,9 Md€.
- L’augmentation du passif de l’État (+128,9 Md€) se poursuit, mais à un rythme plus faible qu’en 2022 (+4,2 % contre +5,5 %). Les dettes financières progressent de 6,4 % (soit 149,0 Md€) par rapport à fin 2022, pour atteindre 2 476,8 Md€ au 31 décembre 2023. Les dettes non financières enregistrent une diminution de 13,5 Md€ par rapport à fin 2022, principalement sous l’effet de la forte baisse des primes constatées sur les émissions d’obligations assimilables du Trésor. Les provisions pour risques et charges augmentent de 8,4 Md€ par rapport à 2022 du fait de l’augmentation des provisions pour transferts, plus spécifiquement de celles au titre des boucliers tarifaires gaz et électricité (+16,3 Md€).
Le passif de l’État augmentant plus vite que l’actif, il en résulte une détérioration de 117,1 Md€ de la situation nette de l’État, qui s’établit à -1 875,1 Md€, contre -1 757,9 Md€ fin 2022.