La proposition de loi intervient dans un contexte de tensions liées à la gestion des étrangers impliqués dans des activités terroristes. Un récent attentat a été commis par un individu fiché pour radicalisation, mais dont l'expulsion était bloquée par le refus de son pays d'origine, l'Algérie, de délivrer un laissez-passer consulaire. Les mesures de restriction de visas mises en place par la France n'ont pas réussi à améliorer la coopération avec certains pays pour la réadmission de leurs ressortissants. Le texte vise à renforcer les dispositions existantes du CESEDA concernant la rétention des étrangers liés à des activités terroristes, en réponse aux difficultés d'expulsion et aux critiques du Conseil constitutionnel sur les mesures de rétention de sûreté.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« notre pays a été une nouvelle fois endeuillé par un acte terroriste »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 3« les consulats français en Algérie, au Maroc et en Tunisie avaient pour consigne »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 6« le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) prévoit déjà des « dispositions spécifiques »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 7« Par dérogation à l’article L. 742‑4, le magistrat du siège du tribunal judiciaire peut également être à nouveau saisi »