Jean-Luc Mélenchon tient ce dimanche son premier meeting de campagne présidentielle à Saint-Denis, en plein air, devant plusieurs milliers de sympathisants LFI. Un lancement soigneusement mis en scène, entre symboles historiques et démonstration de force militante.
Saint-Denis comme premier test : Jean-Luc Mélenchon tient ce dimanche son premier meeting de campagne, dans la ville de Seine-Saint-Denis, devenue à la fois vitrine de LFI et laboratoire du parti du candidat à la présidentielle. Le meeting, qui commencera à 15H30, doit se tenir en plein-air, place Victor Hugo. Un lieu symbolique, situé entre la mairie dirigée par l’insoumis Bally Bagayoko depuis les dernières municipales et la basilique de Saint-Denis, nécropole des rois de France. « Je crois à ça, à la force des lieux », a souligné Jean-Luc Mélenchon dans la semaine.
« C’est le démarrage de la campagne », après l’officialisation de sa candidature début mai, a-t-il prévenu. Dans la plus grande ville de banlieue parisienne, les insoumis entendent faire une « démonstration de force » : au moins 10 000 spectateurs sont attendus.
Pour l’occasion, une très grande majorité des élus LFI seront présents. Notamment le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko, une des révélations des municipales avec sa victoire surprise au premier tour dans cette commune populaire, porté par une forte visibilité médiatique et une bonne cote de popularité.
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Ce meeting doit servir de pont entre mémoire et projet politique : « Ce sera l’occasion de faire le lien entre la Nouvelle France et l’histoire de France. Ça ne sera pas un meeting programmatique au sens pur mais plutôt l’occasion de développer les grands axes de campagne », précise à l’AFP Manuel Bompard , le coordinateur de LFI et directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon.
Dans cet exercice de prise de parole en public, dont Jean-Luc Mélenchon raffole et où il est particulièrement à l’aise, le tribun insoumis pourra compter sur le soutien des écrivains Annie Ernaux (prix Nobel de littérature 2022) et Eric Vuillard (prix Goncourt 2017), qui doivent également s’exprimer sur scène.
Les Insoumis entendent capitaliser sur leur bon lancement de campagne : des sondages qui donnent parfois Jean-Luc Mélenchon aux portes du second tour et surtout un contraste entre l’efficacité qui se dégage de l’appareil LFI et le reste de la gauche, encore embourbée dans la question de la primaire unitaire. Une efficacité symbolisée par la formule de Jean-Luc Mélenchon à l’annonce de sa candidature : « Nous, c’est carré ».
« Le lancement de campagne est allé au-delà de nos espérances, on a presque été pris de court et on a dû vite enchaîner », indique même un cadre du mouvement de gauche radicale. « On n’avait pas imaginé que certains soutiens arriveraient aussi vite », ajoute Manuel Bompard, précisant que les sondages, qui donnent à Jean-Luc Mélenchon entre 13 et 15 % d’intentions de vote au premier tour, « sont venus confirmer les bons indicateurs qu’on avait de notre côté ».
Après le meeting de Jean-Luc Mélenchon, d’autres candidats à la présidentielle - affirmés ou pressentis - réuniront leurs troupes aux cours des week-ends qui suivent : Raphaël Glucksmann (13 juin), Bruno Retailleau (20 juin) et Edouard Philippe (5 juillet).
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