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justicevia BFM TV··2 min de lecture

Affaire Lyhanna: "gesticulations sécuritaires" contre accusations de "cynisme politique", l'échange tendu entre Mathilde Panot et Sébastien Lecornu

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Mathilde PanotSébastien LecornuEmmanuel MacronGérald Darmanin
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Le contexte

L'affaire Lyhanna concerne le meurtre d'une enfant de 11 ans, dont le corps a été retrouvé dans le Gers. Cette affaire soulève des questions sur le traitement judiciaire des plaintes pour viol et la politique du gouvernement en matière de violences sexuelles. Le débat s'intensifie au Parlement entre La France insoumise et le gouvernement.

Ce qu'il faut retenir

Mathilde Panot, cheffe des députés insoumis, critique la politique du gouvernement sur les violences sexuelles, accusant Emmanuel Macron et Gérald Darmanin de négliger les moyens nécessaires. Sébastien Lecornu, Premier ministre, défend le gouvernement en évoquant l'augmentation du budget de la Justice et appelle à une réponse collective face à la violence. Le débat se concentre sur la nécessité d'une loi intégrale pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

Ce que ça change

Cette confrontation met en lumière les tensions entre l'opposition et le gouvernement sur la question des violences sexuelles. Elle souligne également les attentes croissantes de la société pour des mesures concrètes et efficaces dans ce domaine, ce qui pourrait influencer les futures décisions politiques et législatives.

L'article complet

Source originale sur bfmtv.com

Le bras de fer entre La France insoumise et le gouvernement se poursuit autour de l'affaire Lyhanna , du nom de cette enfant de 11 ans, dont le corps a été retrouvé dans le Gers jeudi 4 juin, sur fond de polémique concernant le traitement judiciaire des plaintes pour viol contre Jérôme Barella, le principal suspect.

Nouvel épisode ce mercredi 17 juin. Cheffe des députés insoumis, Mathilde Panot prend la parole au Parlement lors des traditionnelles questions au gouvernement. Cette dernière fustige la politique de l'exécutif en matière de lutte contre les violences sexuelles, s'en prenant une nouvelle fois au président Emmanuel Macron et au garde des Sceaux, Gérald Darmanin .

L'un est accusé de nier "la réalité du manque de moyens quand notre pays compte quatre fois moins de procureurs que la moyenne européenne". L'autre d'être "prêt à jeter les magistrats par-dessus bord pour se maintenir en poste".

"Vos gesticulations sécuritaires n’empêcheront pas les crimes, les moyens financiers si", déclare Mathilde Panot, avant de poursuivre en mettant l'accent sur la prévention face aux violences sexuelles:

"Chaque année depuis 2017, notre groupe demande les trois milliards d’euros que vous refusez de donner aux associations , mettez cet argent sur la table maintenant pour l’éducation à la vie affective et sexuelle, pour la médecine scolaire, pour la police judiciaire et la justice, pour l’aide sociale à l’enfance", dit-elle. "Voici ce qu’il faut pour enrayer la fabrique des agresseurs."

Sébastien Lecornu lui répond. Dans une ambiance tendue, le Premier ministre accuse LFI de "récupération politique". "La première des choses sur laquelle il faut que nous nous accordions, c’est notre capacité à faire face justement à une violence endémique dans la société, qui appelle une réponse de la société toute entière dite intégrale", dit-il.

Une référence aux nombreuses voix s'élevant pour réclamer au gouvernement la mise en œuvre d'une loi intégrale pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants, alors qu'une députée socialiste a déposé une proposition de loi en ce sens.

"Lundi après-midi, on a eu une réunion de travail avec un certain nombre de députés, de manière transpartisane, qui avaient cosigné la proposition (de loi) dite intégrale", précise-t-il, ajoutant: "le gouvernement veut avancer, il avancera".

Aussi, en réponse aux insoumis, Sébastien Lecornu met en avant l'augmentation constante du budget de la Justice sous Emmanuel Macron, celui-ci étant passé de près de 7 milliards d'euros en 2017 à environ 10,5 milliards d'euros en 2025.

Depuis la salle des quatre colonnes de l'Assemblée nationale, Mathilde Panot répond au Premier ministre, arguant que "l’augmentation du budget de la Justice a été principalement vers l’augmentation du nombre de places de prison", avant de souligner le retard français vis-à-vis de l'Europe en matière de procureurs et de juges.

Lyhanna, 11 ans, a été retrouvée morte dans le Gers le 4 juin, plusieurs jours après sa disparition. Le principal suspect, Jérôme Barella, n'avait jamais été interpellé ou convoqué malgré des plaintes et signalements pour des violences sexuelles sur mineurs.

Texte extrait depuis l'article original sur bfmtv.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur bfmtv.com.

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