Invité sur le plateau de BFMTV au lendemain de la découverte d’un corps, Grégory Bobbato, le maire de Fleurance, a exprimé sa profonde amertume face aux failles du système judiciaire français et au silence des institutions
Comment un tel drame a-t-il pu se produire ? C’est la question qui hante Fleurance, commune de 6 000 habitants, au lendemain de la découverte du corps d’un enfant portant des vêtements similaires à ceux de la petite Lyhanna , disparue depuis le vendredi 29 mai 2026. Interrogé ce vendredi 5 juin par nos confrères de BFMTV-RMC , le maire de la ville, Grégory Bobbato, a choisi de briser le politiquement correct. Sans détour, l’élu pointe du doigt un « vrai dysfonctionnement d’État » et appelle à une refonte urgente de la lutte contre les violences faites aux enfants.
Pour l’édile, l’heure n’est plus aux faux-semblants mais à la transparence sur les carences institutionnelles. Alors que le passé du suspect, Jérôme Barella , suscite déjà l’indignation générale quant aux lenteurs de la justice, le maire refuse de s’en prendre aux échelons locaux. « Je ne suis pas là pour dire que quelque chose a dysfonctionné au niveau départemental ou régional, c’est au niveau national qu’il faut cette prise de conscience », a-t-il martelé à l’antenne.
Rappelant que le système juridique français « est dénoncé par tous depuis longtemps », Grégory Bobbato estime qu’« on ne peut que réagir » face à cette tragédie. Loin de vouloir souffler sur les braises de la discorde, il demande une analyse lucide : il faut « simplement poser les faits sur la table » et dire « où on a failli », tout en insistant sur la nécessité de « se garder de toute colère et garder la dignité ».
Le maire de Fleurance n’a pas caché son agacement face à la gestion de la communication par les services de l’État. Revenant sur sa prise de parole de la veille sur le parvis de l’hôtel de ville, il a opposé sa démarche, « humaine, qui dit deux mots de compassion et de dignité à l’égard de la famille », à la froideur de l’administration, fustigeant « un communiqué technique, un silence assourdissant des autorités ». Au lendemain de cette macabre découverte dans un silo agricole, le réveil est brutal pour la population locale. « On se réveille, pour ceux qui ont pu dormir, de façon meurtrie », confie l’élu avec gravité
