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parlementvia Sud Ouest··3 min de lecture

Affaire Lyhanna. Proposition de loi intégrale : « Elle offre des outils pour objectiver la parole des victimes »

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Sébastien LecornuCéline Thiébault-Martinez
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Le contexte

L'affaire Lyhanna a mis en lumière des dysfonctionnements dans le traitement des violences faites aux femmes et aux enfants en France. Cette situation a conduit à la relance d'une proposition de loi intégrale visant à lutter contre ces violences, portée par des députés de différents partis politiques.

Ce qu'il faut retenir

La proposition de loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants a été relancée suite à l'affaire Lyhanna. Les députés à l'origine de ce texte ont rencontré le Premier ministre et plusieurs ministres pour discuter de son examen. Le texte, qui compte 79 articles, vise à traiter l'ensemble de la chaîne de violences, de la prévention à l'accompagnement des victimes. Il propose des outils pour objectiver la parole des victimes et prévoit un budget supplémentaire en réponse à l'augmentation des plaintes pour agressions sexistes et sexuelles.

Ce que ça change

Cette proposition de loi pourrait renforcer la protection des victimes de violences en instaurant des procédures plus rigoureuses pour le traitement des plaintes. Elle vise à réduire l'impunité des auteurs de violences et à améliorer le soutien aux victimes, ce qui pourrait avoir un impact significatif sur la lutte contre ces crimes en France.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Relancée par l’affaire Lyhanna, la proposition de loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants pourrait enfin être examinée. Ce lundi soir, les parlementaires à l’origine du texte transpartisan étaient reçus par le Premier ministre Sébastien Lecornu et les principaux ministres

Ce lundi 15 juin, dans le contexte des dysfonctionnements institutionnels mis au jour dans l’affaire Lyhanna, les députés porteurs de la proposition de loi intégrale de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants ont rencontré Sébastien Lecornu et ses ministres (Santé, Éducation nationale, Justice, Intérieur, Égalité femmes-hommes, Travail et Relations avec le Parlement). « Nous avons rappelé nos préalables », expose...

Ce lundi 15 juin, dans le contexte des dysfonctionnements institutionnels mis au jour dans l’affaire Lyhanna, les députés porteurs de la proposition de loi intégrale de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants ont rencontré Sébastien Lecornu et ses ministres (Santé, Éducation nationale, Justice, Intérieur, Égalité femmes-hommes, Travail et Relations avec le Parlement). « Nous avons rappelé nos préalables », expose Céline Thiébault-Martinez, députée socialiste à l’origine de cette proposition transpartisane.

Parmi ceux-ci, le pilotage par le Premier ministre. Si la délégation a obtenu le soutien du gouvernement, elle attend des précisions quant au calendrier. « Nous nous sommes donné rendez-vous au 14 juillet, après examen du texte par le Conseil d’État », poursuit la députée socialiste. Un agenda encore un peu « flou ».

En quoi cette proposition de loi relancée par l’actualité tragique est-elle différente des précédentes ? « Elle vient du terrain », répond la députée en retraçant la genèse. Au départ, la dynamique est impulsée par « une coalition d’associations féministes et enfantistes qui, en novembre 2024, a rédigé plus de 140 propositions ». Céline Thiébault Martinez a sélectionné celles relevant du pouvoir législatif, avant d’inviter l’ensemble des parlementaires, exceptés le RN et les ciottistes, à participer « à ce qui est devenu une coalition transpartisane ».

Le 2 décembre 2025, la proposition de loi est inscrite au bureau de l’Assemblée nationale. L’adjectif « intégral » est repris, il a toute son importance : « Le texte traite toute la chaîne de violences, de la prévention jusqu’à l’accompagnement des victimes en passant par la sanction et la manière dont on traite les violences au sein de la société », décrypte la députée. Résultat, le texte compte 79 articles, ce qui a compliqué son inscription à l’agenda parlementaire : pour être adoptée, une loi doit être examinée dans sa totalité.

« Il faut en finir avec l’impunité des auteurs d’inceste et des violeurs », appuie Céline Thiébault-Martinez. « Seulement 3 % d’entre eux sont condamnés, alors qu’il y a chaque année quelque 160 000 victimes mineures, et 250 000 femmes, poursuit-elle. Ce n’est même plus du dysfonctionnement puisque le problème est systémique. »

Concrètement, le texte propose notamment « des outils et des formations pour objectiver la parole des victimes, avec, par exemple, la réalisation d’un socle minimum d’actes d’enquête », explique la députée. « L’agent de police ou de gendarmerie dispose d’une check-list, détaille-t-elle : systématiquement, chaque plainte doit être accompagnée d’un entretien avec un médecin spécialisé en psychotraumatisme, des prélèvements, l’enregistrement des auditions… Cela ne relève plus du hasard. »

Enfin, ce texte est rédigé « dans un cadre transpartisan » (huit groupes politiques représentés sur onze) et prévoit un budget supplémentaire au vu de l’explosion des plaintes pour agressions sexistes et sexuelles (« +284 % depuis 2017 »).

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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