Un drapeau corse, européen et français sur le siège de l’Assemblée de Corse, le 9 juin 2026. GRICHKA BEYSSON-LEANDRI / HANS LUCAS VIA AFP
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Quelle autonomie pour la Corse ? Un délicat débat constitutionnel s’ouvre ce mardi 16 juin dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, entre partisans de pouvoirs de dérogation accrus pour répondre aux défis de l’île, et ceux qui y voient une faille dans la cohésion de la République. Les discussions sont prévues pour trois jours, avant un vote final le 23 juin.
En fin de journée, les députés ouvriront les débats. Le point de départ d’un chemin long et incertain, qui passerait - réforme constitutionnelle oblige - par le vote de trois cinquièmes des parlementaires réunis en congrès à Versailles. Le tout sous la pression des élus corse qui militent pour une autonomie réelle.
Ce « projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République » propose d’octroyer à l’île un « statut d’autonomie au sein de la République » . Présenté en conseil des ministres en juillet 2025, adopté en commission des Lois début juin, le texte est la seconde modification de la Constitution souhaitée par Emmanuel Macron, après l’inscription de la « liberté garantie » aux femmes de recourir à l’IVG.
Décryptage La Corse a-t-elle les moyens d’être indépendante ?
