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parlementvia RFI — France··1 min de lecture

Zoos humains: le Parlement français entérine la restitution à la Guyane des restes de six Amérindiens

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Cécile KouyouriCorinne Oka DevilliersEnrico William
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Le contexte

La question de la restitution des restes humains issus des expositions coloniales est un sujet de débat en France depuis plusieurs années. Les collections de restes humains, souvent prélevés dans des conditions indignes, soulèvent des enjeux éthiques et historiques importants. Ce vote intervient dans un contexte où la France cherche à reconnaître et réparer les injustices du passé colonial.

Ce qu'il faut retenir

Les députés français ont voté à l'unanimité une loi permettant la restitution à la Guyane des restes de six Amérindiens, morts en 1892. Ce vote a suscité une forte émotion au sein de l'hémicycle, avec des témoignages de descendants et de représentants de la communauté amérindienne. La cheffe coutumière Cécile Kouyouri a exprimé sa gratitude pour ce retour symbolique. Le maire d'Iracoubo, Enrico William, a qualifié cette décision de justice et de réparation.

Ce que ça change

Cette décision marque une avancée significative dans la reconnaissance des injustices coloniales et pourrait ouvrir la voie à d'autres restitutions de biens culturels et humains. Elle répond à une demande croissante de la part des communautés autochtones et des défenseurs des droits humains en France, renforçant ainsi le débat sur la mémoire et la réparation des blessures du colonialisme.

L'article complet

Source originale sur rfi.fr

C'est un vote historique… Les députés français ont adopté définitivement et à l'unanimité ce lundi une loi d'exception. Cette loi va permettre la sortie des collections publiques des restes humains Kali'nas et Arawaks et le retour de six Amérindiens de Guyane, morts en 1892 après avoir été exhibés lors des expositions coloniales à Paris.

Publié le : 16/06/2026 - 00:07 Modifié le : 16/06/2026 - 00:45

Beaucoup d'émotion au sein de l'hémicycle, où les députés ont rappelé le calvaire subi par ces hommes et ces femmes morts dans des conditions indignes. Exhumés pour être étudiés par des scientifiques et conservés depuis au Musée d'histoire naturelle. Cécile Kouyouri, cheffe coutumière, est venue de la Guyane.

« On ne trouve pas les mots parce que c'est juste dire : c'est réel. Aujourd'hui, nos ancêtres reviendront chez eux. (...) Je vous dis à tous un grand, grand merci » .

À ses côtés, ils sont près de 80 à s'être déplacés pour assister à ce vote et soutenir le combat porté depuis cinq ans par Corinne Oka Devilliers, présidente de l'association Moliko Alet+po.

« C'est tellement historique. C'était attendu. Je savais qu'en créant cette association Mojiko, il allait de toute façon y avoir un résultat positif. Mais l'année, le mois, c'était indéterminé ».

134 ans après leur mort. Le retour des six défunts est attendu dans la commune d'Iracoubo. Enrico William, le maire, exprime sa joie pour cette forme de « réparation » : « Pour moi, en tant que maire, c'est vrai qu'il y a d'un côté cette tristesse mais aussi cette joie. Pour moi, c'est justice, c'est une forme de réparation ».

Les descendants espèrent célébrer leurs funérailles dès le mois de décembre.

Texte extrait depuis l'article original sur rfi.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur rfi.fr.

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