Le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, le 27 mai 2026 à l'Élysée - MAGALI COHEN / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
Les députés et les sénateurs vont prolonger leurs travaux durant l'été. Ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous confirme la convocation d'une session extraordinaire après le dernier jour ouvrable de juin mettant fin à la session ordinaire.
Après la signature d'un décret par le président de la République, "le gouvernement inscrira des textes jusqu'à la semaine du 20 juillet incluse. C'est le temps dont nous avons besoin pour faire aboutir certains textes et avancer sur d'autres", explique-t-il ce dimanche 14 juin dans une interview pour Le Figaro .
Avant de préciser: "il y aura notamment la loi d'urgence agricole, celle sur la justice criminelle et celle sur l'ordre public (Ripost). Il y aura également le texte sur la protection de l'enfance, celui sur l'interdiction des réseaux sociaux aux plus jeunes sous réserve du retour de la Commission européenne, celui visant à garantir un avocat à chaque enfant placé, ainsi que celui sur la fin de vie, dont le vote définitif devrait avoir lieu le 15 juillet."
Alors que certains critiquent un embouteillage législatif au Parlement, Laurent Panifous s'en défend. "Ce programme chargé n'est que la traduction de l'engagement qui a été pris par le Premier ministre : réformer et être utiles aux Français. C'est vrai que c'est difficile, car nous avons une Assemblée sans majorité qui met beaucoup de temps à examiner les textes. Mais nous avançons", déclare-t-il.
Aussi, le ministre s'attarde sur le Sénat, dont le président Gérard Larcher plaidait pour un arrêt des travaux parlementaires d'ici au 14 juillet, afin que les membres de la chambre haute puissent préparer les élections sénatoriales du 27 septembre.
"Un compromis a été trouvé. Comme le Palais du Luxembourg étudie plus vite les textes, nous ferons en sorte qu'ils n'aient, à partir du 14 juillet, que des conclusions de commissions mixtes paritaires à voter", indique-t-il.
Enfin, concernant la deuxième proposition de loi sur la fin de vie, celle visant à créer une aide à mourir - repoussée deux fois au Sénat - Laurent Panifous refuse tout passage en force, alors que les députés, dont la majorité est favorable au texte, auront le dernier mot.
"Il n'y a pas de précipitation sur cette loi. Il y a eu une convention citoyenne, des heures d'audition, de débats, etc. Après quatre ans de travail sur le sujet, tout le monde a pu donner son avis. Il est temps qu'il y ait un vote de la représentation nationale, la navette parlementaire ne peut pas être infinie", conclut le ministre.
