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"Lourd de conséquences": Gilles Simeoni s'inquiète d'un échec du projet d'autonomie de la Corse à l'Assemblée nationale

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Gilles SimeoniEmmanuel MacronGérald Darmanin
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Le contexte

Le projet d'autonomie de la Corse est un sujet de débat politique en France depuis plusieurs décennies, marqué par des revendications nationalistes et des tensions. Gilles Simeoni, figure centrale de ce mouvement, a récemment démissionné de la présidence du conseil exécutif de Corse mais continue de jouer un rôle actif dans la promotion de l'autonomie de l'île. Le projet de loi constitutionnelle a été initié par le gouvernement pour répondre à ces revendications et mettre fin à des violences historiques.

Ce qu'il faut retenir

Gilles Simeoni, président autonomiste de l'exécutif corse, s'inquiète des conséquences d'un éventuel rejet du projet de loi sur l'autonomie de la Corse à l'Assemblée nationale. Il souligne que ce projet, soutenu par une large majorité d'élus corses, vise à permettre des adaptations des lois françaises aux spécificités de l'île. Le texte a été approuvé en commission, mais des débats animés sont attendus à l'Assemblée. Simeoni a rencontré des parlementaires pour les convaincre de l'importance de ce projet.

Ce que ça change

Le rejet du projet de loi pourrait avoir des répercussions politiques significatives pour la Corse et renforcer les tensions entre les nationalistes et le gouvernement français. À l'inverse, son adoption pourrait ouvrir la voie à une plus grande autonomie pour l'île, modifiant ainsi le cadre institutionnel et les relations entre la Corse et l'État français.

L'article complet

Source originale sur bfmtv.com

Le président autonomiste de l'exécutif Gilles Simeoni lors d'une session extraordinaire sur l'autonomie de l'île à l'Assemblée de Corse, le 5 juillet 2023 - Pascal POCHARD-CASABIANCA © 2019 AFP

L'ex-président du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, estime qu'un rejet du projet de loi constitutionnelle visant à reconnaître l'autonomie de l'île , dont l'examen débute mardi 23 juin à l'Assemblée nationale, serait "lourd de conséquences perturbantes", dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche .

"Si le Parlement nous ferme la porte au nez ou s'il nous envoie un signal négatif en édulcorant ce texte et en remettant en cause l'accord politique qui le sous-tend, l'un et l'autre validés par une très large majorité des élus de l'île, toutes strates et familles politiques comprises, ce sera lourd de conséquences perturbantes", prévient le maire de Bastia qui a démissionné de la présidence du conseil exécutif le mois dernier mais siège toujours en son sein.

Cette réforme accordant une "autonomie" à la Corse et une latitude dans l'adaptation de certaines lois et normes sur son territoire a été approuvée par les députés en commission début juin, mais le texte promet des échanges animés dans l'Hémicycle, où les avis restent divisés, y compris au sein de la majorité.

"Ce rendez-vous clôt un triple cycle: un cycle de plus d'un demi-siècle de combat, de crises, de violences, structuré par la revendication d'autonomie ; un cycle de plus de dix ans avec l'arrivée des nationalistes à la tête de la Collectivité de Corse, où nous avons mis l'autonomie au coeur de notre projet politique", souligne l'élu, chargé de cette question et du suivi du processus devant le Parlement.

Initié en 2022 par Gérald Darmanin, alors ministre de l'Intérieur, à la demande d'Emmanuel Macron, pour mettre un terme à ces violences, le projet de loi constitutionnelle vise notamment à octroyer à l'île "une autonomie au sein de la République".

Concrètement, les lois et règlements français pourront faire "l'objet d'adaptations justifiées" par les "spécificités" de l'île, sous conditions, selon le texte. La collectivité de Corse pourrait aussi "être habilitée à fixer les normes" adaptées à l'île.

Le nationaliste corse explique avoir rencontré de nombreux députés et sénateurs de tous bords politiques afin qu'ils "comprennent que la situation actuelle est intenable et qu'il faut faire le pari de la confiance".

Selon lui, les parlementaires sollicités "sont prêts à s'engager sur un chemin qui ouvre le champ des possibles". "Si en revanche c'était un échec, je serais très inquiet des conséquences politiques. Nous, nous ne renoncerons pas", insiste Gilles Simeoni.

Texte extrait depuis l'article original sur bfmtv.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur bfmtv.com.

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