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justicevia Sud Ouest··2 min de lecture

Antisémitisme : à Paris, une étudiante condamnée à quatre mois de prison avec sursis

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Le contexte

L'affaire concerne une étudiante de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, accusée d'antisémisme pour avoir exclu des camarades d'un groupe de discussion en ligne en raison de leur appartenance religieuse. Ce cas soulève des questions sur la discrimination et le harcèlement au sein des établissements d'enseignement supérieur en France.

Ce qu'il faut retenir

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné une étudiante à quatre mois de prison avec sursis pour avoir exclu trois autres étudiantes d'un groupe de discussion en ligne en raison de leur appartenance religieuse. Elle a été reconnue coupable de harcèlement scolaire aggravé par un motif discriminatoire. En plus de la peine de prison, elle doit payer une amende de 800 euros et effectuer un stage au Mémorial de la Shoah. Elle doit également indemniser les victimes et des associations.

Ce que ça change

Cette décision judiciaire met en lumière la lutte contre l'antisémitisme et le harcèlement dans les universités françaises. Elle pourrait avoir un impact sur la sensibilisation aux comportements discriminatoires dans les établissements d'enseignement supérieur et renforcer les mesures de prévention contre le harcèlement scolaire.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

La jeune fille avait exclu trois étudiantes d’un groupe de discussion en raison de leur appartenance religieuse

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi à quatre mois de prison avec sursis une étudiante de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, accusée d’antisémitisme après avoir exclu plusieurs étudiantes d’un groupe de discussion en ligne pour leur supposé sionisme ou appartenance religieuse.

La jeune femme a été reconnue coupable de « harcèlement scolaire, aggravé par un motif discriminatoire tenant à l’appartenance de la victime à la religion juive, à l’égard de l’une des trois étudiantes exclues » et relaxée à l’égard des deux autres, selon la décision consultée par l’AFP. Le parquet avait requis en février dix mois de prison avec sursis.

Le 15 septembre 2025, la prévenue, inscrite en première année de licence d’économie, avait exclu trois étudiantes d’un groupe de discussion Instagram dédié aux échanges d’informations entre étudiants de cette promotion, groupe qu’elle avait elle-même créé quelques jours plus tôt. « S’il y a d’autres sionistes dans ce groupe en plus de ceux que j’ai déjà ‘tej’ [rejetées, NDLR], vous pouvez d’ores et déjà le quitter, on veut pas de vous ici. Pareil pour les racistes de manière générale », avait-elle écrit sur Instagram, le tout ponctué d’un émoticône drapeau palestinien.

Exclue temporairement de l’université, elle avait finalement été réintégrée par une commission disciplinaire de l’université en novembre.

Lors de son audience en février, elle avait expliqué avoir exclu l’une des membres au motif que celle-ci suivait des « comptes militaires pro-israéliens », affirmant avoir voulu préserver la sérénité des échanges au sein du groupe. Constatant ensuite que cette personne avait été réintégrée par un membre qui en avait ajouté une autre, elle avait alors décidé de les supprimer toutes les trois.

Le tribunal a toutefois estimé que son usage du terme « sioniste plutôt que juif traduisait sa volonté de minorer sa responsabilité », alors que ses propos renvoyaient en réalité à la judéité supposée de l’étudiante exclue.

La jeune femme a également été condamnée à une amende de 800 euros et devra obligatoirement effectuer un stage de deux jours au Mémorial de la Shoah.

Elle a également été condamnée à indemniser l’étudiante exclue à deux reprises, l’université ainsi que la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra).

L’association CHAR (Contre la haine, l’antisémitisme, le racisme) et l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), parties civiles, ont en revanche été déclarées irrecevables.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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