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Le Sénat avait approuvé le 18 mai pour la deuxième fois, la transposition dans la loi de cet accord qui réduit la durée d’indemnisation de l’assurance chômage en cas de rupture conventionnelle.
Sébastien Lecornu a appelé la «classe politique» à prendre ses «responsabilités» pour transposer dans la loi un accord des partenaires sociaux sur l'assurance chômage, de nouveau soumis au vote des députés mardi 26 mai après un rejet en première lecture, faute de mobilisation de ses soutiens. «Quand les partenaires sociaux prennent leurs responsabilités, je considère que la classe politique doit à son tour pouvoir prendre les siennes» , a déclaré le premier ministre venu au banc pour l'examen en deuxième lecture de ce texte.
Le Sénat avait approuvé le 18 mai pour la deuxième fois, la transposition dans la loi de cet accord qui réduit la durée d'indemnisation de l'assurance chômage en cas de rupture conventionnelle, un texte rejeté à l'Assemblée nationale faute de mobilisation des troupes gouvernementales.
Dénoncé par la gauche, l'accord conclu en février entre trois organisations patronales (Medef, CPME, U2P) et trois organisations syndicales (CFDT, CFTC et FO) prévoit notamment de ramener de 18 à 15 mois la durée maximale d'indemnisation pour les allocataires âgés de moins de 55 ans, après une fin de contrat de travail à l'amiable. Cette durée serait fixée à 20,5 mois pour les plus de 55 ans.
Cet accord, que la CGT et la CFE-CGC n'ont pas signé, nécessite une accroche législative. Mais l'exécutif avait essuyé un petit revers au Parlement sur ce point: ce texte, en théorie soutenu majoritairement dans les deux chambres, avait été rejeté en première lecture par les députés mi-avril. En cause, une mobilisation défaillante des troupes gouvernementales, dépassées en nombre ce soir-là par celles de la gauche, La France insoumise en tête.
Un contretemps qui avait obligé le gouvernement à demander une deuxième lecture pour faire aboutir cette réforme au Parlement. Le premier ministre avait alors jugé «préoccupante» la «démobilisation» des députés. Ces derniers s'exprimeront juste après la traditionnelle séance de Questions au gouvernement, où l'affluence parlementaire est grande, ce qui devrait permettre une présence des soutiens du texte suffisante, cette fois-ci, pour envisager son adoption définitive.
Selon le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou , cette réforme «va générer près d'un milliard d'euros d'économies par an, et favoriser environ 15.000 retours à l'emploi chaque année» .
