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ENTRETIEN - Examiné dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale mardi, le projet de loi constitutionnelle sur l’autonomie de la Corse reconnaît un « fait démocratique » et une « singularité insulaire », fait valoir la ministre de la Décentralisation, Françoise Gatel.
Alors que l’Assemblée nationale examine en séance publique le projet de loi constitutionnelle « pour une Corse autonome au sein de la République » , la ministre de la Décentralisation, Françoise Gatel , défend son texte auprès du Figaro : « Préserver l’unité de la République, c’est prendre en compte les adaptations nécessaires. »
LE FIGARO. - Votre projet d’autonomie de la Corse remet-il en cause l’unité de la République ?
FRANÇOISE GATEL. - J’entends les propos, les peurs, certains disent les fantasmes. Mais ce texte doit être lu et appréhendé pour ce qu’il dit, et non pour ce qu’il ne dit pas : il est clairement affirmé une autonomie de la Corse dans la République. Cela veut dire que la Corse reste soumise au droit national, notamment dans le champ régalien, et au droit européen. Préserver l’unité de la République, c’est prendre en compte les adaptations nécessaires. Nos lois littorales, nos lois montagne, nos lois sur les métropoles… Toutes tiennent déjà compte de…
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