L’homme dont d’aucuns disent qu’il est une menace pour la démocratie en France se rend périodiquement en pèlerinage à Lourdes. Dans la petite localité sanctuaire blottie au pied des Pyrénées, et plus précisément dans la grotte de Massabielle, où la Sainte Vierge serait apparue devant une jeune fille il y a maintenant fort longtemps. Sa foi est “un peu enfantine”, a confessé un jour Vincent Bolloré. Dans son bureau parisien trône une statue de Marie ; dans son portefeuille, il conserve des images pieuses.
De prime abord, on serait tenté de prendre l’entrepreneur de 74 ans pour une grenouille de bénitier un peu candide. Même La Croix, quotidien catholique, juge le catholicisme de Bolloré “un peu rétro”. Reste que le bigot dont on parle a déclenché en France une guerre culturelle telle que le pays n’en avait pas connu depuis des lustres.
Le conflit en question couvait depuis quelques années déjà. Ce n’est une guerre ouverte que depuis la mi-avril, quand Grasset – une des grandes maisons d’édition littéraires de l’Hexagone – a limogé son directeur général de longue date, Olivier Nora. Grasset fait partie du groupe Hachette, racheté par Bolloré à l’été 2023. À l’époque déjà, certains se faisaient du mouron pour l’indépendance des maisons d’édition. Après l’éviction d’Olivier Nora, pl
Comment le Rassemblement national a poussé la France à droite
