Alors que La Fondation Stéphane Bern pour l’Histoire et le Patrimoine-Institut de France devait remettre mercredi 3 juin son prix 2026 du Patrimoine à l’association Arcade, l’événement a été reporté sine die en raison des liens de la structure avec la galaxie du milliardaire d’extrême droite Pierre-Edouard Stérin.
Ce devait être une cérémonie en grande pompe, sous les ors de la République, dans le prestigieux Institut de France, en présence de Brigitte Macron. Une centaine d’invités étaient attendus pour l’événement. La Fondation Stéphane Bern pour l’Histoire et le Patrimoine-Institut de France devait y remettre, mercredi 3 juin, son prix 2026, assorti d’un chèque de 25 000 euros, à l’association Arcade, en récompense de son « projet de restauration du patrimoine ».
Mais à quelques jours de la cérémonie, le vernis s’est craquelé. Alerté par l’Humanité sur les liens étroits entre Arcade et l’écosystème philanthropique du milliardaire conservateur Pierre-Edouard Stérin , Stéphane Bern s’est opposé à la tenue de la cérémonie. Les lauréats ont été informés jeudi 28 mai au soir de ce report sine die.
Ces liens étaient passés sous les radars du jury d’experts chargé de désigner les lauréats, regrette auprès de l’Humanité l’animateur de radio et de télévision, devenu une figure de la défense du patrimoine en France. Sur le papier, le projet d’Arcade avait de quoi séduire les amateurs de vieilles pierres et de lieux chargés d’histoire : organiser des chantiers de quelques jours, à destination des jeunes, pour sauver des édifices de la ruine....
Vieilles pierres et idées rances : soutenue par l’écosystème Stérin, l’association Arcade ne sera pas primée le 3 juin
