Prononcez «Nousse», écrivez «Noûs». Dans la famille (nombreuse) des think tanks de la gauche française, voici le dernier né, celui du Parti socialiste, avec un nom directement inspiré des philosophes de la Grèce antique : en grec ancien, le «noûs» signifie l’intelligence, l’esprit, l’intellect… «C’est un clin d’œil aux chercheurs qu’on mobilise autour de nous et aussi une référence au “nous” collectif, inclusif, pluriel», explique à Libération Julie Martinez, conseillère municipale d’opposition à Clichy-la-Garenne et une des deux responsables de ce nouvel «instrument» du PS dans sa, dit-elle, «reconquête intellectuelle». «Il s’agit d’un outil complémentaire pour contribuer à notre renouveau doctrinal et idéologique», abonde son camarade Gaston Laval, conseiller de Paris et qui se donne pour objectif de «répondre à la droite extrême et ses puissants relais […] sur le plan des idées».
«Comment les socialistes veulent-ils renouveler leur pensée, vont-ils chercher de nouvelles radicalités tout en ayant un corpus idéologique internationaliste et humaniste ? interroge-t-il. Comment se bouscule-t-on nous-même ? Comment ouvre-t-on les portes et les fenêtres aux intellectuels, artistes et leur donne-t-on un débouché politique aux objets de leurs recherches ?» Avec Terra Nova ou la fondation Jean Jaurès, l’espace politique ne manque pourtant pas d’espace de réflexion de ce côté-ci de la gauche. Les dirigeants sociali
