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economievia Sud Ouest··3 min de lecture

Budget 2027 : le dernier budget du quinquennat d’Emmanuel Macron s’annonce particulièrement épineux, le gouvernement étant sous pression pour limiter les dépenses publiques

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Sébastien LecornuDavid AmielEmmanuel MacronYaël Braun-Pivet
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Le contexte

Le gouvernement français se prépare à présenter le budget 2027 dans un contexte économique difficile. La pression pour limiter les dépenses publiques est forte, surtout avec les prochaines élections présidentielles en ligne de mire. Les ministres sont appelés à prioriser les demandes budgétaires et à identifier des gains de productivité.

Ce qu'il faut retenir

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à ses ministres de limiter les dépenses pour le budget 2027. Les conférences de budgétisation ont révélé des demandes de financement dépassant 30 milliards d'euros. Le gouvernement vise un déficit de 5 % du PIB cette année, avec des prévisions de croissance en baisse. Des économistes ont été missionnés pour proposer des scénarios de redressement des finances publiques.

Ce que ça change

Le budget 2027 sera crucial pour le gouvernement d'Emmanuel Macron, qui doit jongler entre la nécessité de réduire le déficit et l'absence de hausse d'impôts. Les décisions prises auront un impact direct sur les finances publiques et la stabilité économique du pays, surtout à l'approche des élections.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Face à une conjoncture économique dégradée, le Premier ministre Sébastien Lecornu exhorte ses ministres à la rigueur budgétaire avant la présentation des grandes lignes du projet de loi de finances

La pression monte au sein du gouvernement pour limiter les dépenses dans le cadre du budget 2027, dans un contexte économique dégradé qui laisse augurer d’un nouveau casse-tête avant la présidentielle. Dans un courrier envoyé la semaine dernière à ses ministres, le Premier ministre Sébastien Lecornu les a exhortés à calmer les ardeurs dépensières de leurs administrations.

Il leur a demandé de « corriger » les demandes faites et d’identifier de « réelles priorités politiques » et des « gains de productivité et des transformations » pour le projet de budget. « Les conférences de budgétisation ont fait apparaître plus de 30 milliards de demandes de financement, dont 24 milliards pour mettre en place de nouvelles dépenses », écrit le chef du gouvernement dans cette lettre. Ces demandes des services aboutiraient « à la création de plus de 23 000 emplois (pour l’État et ses opérateurs) dès l’an prochain et d’environ 40 000 sur la période 2027-2029 », ajoute-t-il.

Les « conférences de budgétisation », travaux entre les administrations et la Direction du budget pour lancer la procédure, se sont tenues la première quinzaine de mai. Le ministre des Comptes publics David Amiel a ensuite entamé la semaine dernière un cycle de discussions bilatérales de trois semaines avec ses collègues. Elles doivent permettre au gouvernement de rendre ses arbitrages et de présenter mi-juillet les grandes lignes du budget 2027.

Avant ces conférences, une circulaire de Bercy avait déjà appelé les ministères à « diminuer » leurs dépenses pour le budget 2027, sauf celui de la Défense. Mais dans son courrier, le Premier ministre regrette des « demandes budgétaires […] clairement pas priorisées », et « irréalistes ». « Nous devons être sérieux », « je compte sur vous », insiste-t-il.

Un comité d’alerte des finances publiques est prévu fin juin. Il devrait être l’occasion d’annoncer de nouvelles coupes budgétaires pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient, malgré l’accord de paix annoncé entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin au conflit. Lors d’un précédent comité d’alerte en avril, le gouvernement avait annoncé 6 milliards d’euros d’économies, dont 4 milliards sur le budget de l’État, via des annulations et gels de crédits, et 2 milliards dans la « sphère sociale ». Mais David Amiel a ensuite prévenu que le coût serait finalement « supérieur à 6 milliards d’euros ».

La Banque de France, qui doit présenter mardi ses prévisions actualisées pour la croissance française, a déjà prévenu qu’elles seraient en baisse par rapport à la prévision initiale de 0,9 % en 2026. L’Insee doit publier les siennes mercredi, après avoir annoncé un recul du PIB de 0,1 % au premier trimestre. Le gouvernement français, qui table à ce stade sur une croissance de 0,9 %, vise un déficit à 5 % du PIB cette année, après 5,1 % en 2025. Il compte toujours repasser sous 3 % de déficit en 2029.

Mais la tâche s’annonce ardue, d’autant que le gouvernement a promis de déposer un budget sans hausse d’impôts. Selon le journal « L’Opinion », des projections récentes de Bercy prévoiraient qu’en l’absence de mesures supplémentaires, le déficit puisse se creuser jusqu’à 6,2 % en 2027. Le gouvernement a missionné quatre économistes pour réfléchir sur des scénarios de redressement des finances publiques dès 2027. Ils doivent rendre leurs travaux début juillet.

Le dernier budget du quinquennat d’Emmanuel Macron s’annonce à nouveau épineux, après déjà deux années difficiles en l’absence de majorité à l’Assemblée nationale. David Amiel a aussi chargé l’Inspection générale des finances de plancher sur les conséquences économiques d’une loi spéciale prolongée jusqu’à l’élection présidentielle. Un scénario que le gouvernement, favorable à un compromis politique, veut absolument éviter. L’Inspection générale des finances devrait rendre son rapport en juillet, selon Bercy. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a plaidé dans une interview à « La Provence » samedi pour que le budget soit « adopté rapidement à l’aide d’un 49.3 » , à l’heure où on a « tous besoin de perspective et de stabilité ».

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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