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economievia Sud Ouest··3 min de lecture

Carburants : « pas avant 2027 »… après l’accord Iran - États-Unis, les prix à la pompe reviendront-ils comme avant ?

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Maud BregeonOlivier GantoisPhilippe ChalminAmin Nasser
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Le contexte

Le prix des carburants en France est fortement influencé par les conflits au Moyen-Orient, notamment la guerre entre les États-Unis et l'Iran. Le gouvernement français suit de près l'évolution des prix du pétrole et leur impact sur le pouvoir d'achat des citoyens. La situation actuelle est marquée par des incertitudes quant à la stabilisation des prix après un éventuel accord de paix entre les États-Unis et l'Iran.

Ce qu'il faut retenir

Le gouvernement français, par la voix de Maud Bregeon, s'attend à une baisse des prix à la pompe suite à un accord de paix entre les États-Unis et l'Iran. Les experts estiment que les prix pourraient revenir à des niveaux d'avant le conflit, mais cela dépend de plusieurs facteurs, notamment la réouverture du détroit d'Ormuz. Olivier Gantois et Philippe Chalmin partagent un optimisme prudent sur la baisse des prix des carburants dans les mois à venir, tandis que JP Morgan prévoit des prix plus élevés pour 2026.

Ce que ça change

La situation des prix des carburants est cruciale pour le pouvoir d'achat des Français. Si les prévisions de baisse se concrétisent, cela pourrait soulager les ménages. Cependant, des incertitudes demeurent quant à la rapidité de cette baisse et à la stabilisation des prix, ce qui pourrait influencer les décisions politiques et économiques à venir.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Alors que la signature d’un accord de paix est attendue vendredi, le gouvernement s’attend à une baisse rapide des prix à la pompe alors que certains experts appellent à la patience jusqu’à la fin de l’année

C’est peut-être la question qui reviendra le plus une fois l’accord de paix signé entre les États-Unis et l’Iran signé : est-ce que le prix du pétrole retrouvera son niveau d’avant la guerre au Moyen-Orient ? S’il est difficile de présager le futur, une chose est sûre, les principaux acteurs du domaine ne sont pas toujours optimistes.

« Si cet accord est mis en place, que le détroit d’Ormuz rouvre dans les plus brefs délais, alors on observera une baisse du cours du Brent et donc du prix du baril », a expliqué lundi 15 juin sur RTL la porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l’Energie Maud Bregeon. « Les prix à la pompe devront refléter les baisses des cours du Brent », a-t-elle ajouté alors que les cours du pétrole brut ayant plongé lundi de 5 %. Elle souhaite également que ces diminutions soient « aussi rapides que les hausses l’ont été » au début de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, déclenchée fin février.

Se voulant « optimiste » sur la finalisation de l’accord de paix entre les États-Unis et l’Iran, qui doit être signé vendredi, Maud Bregeon a insisté sur la nécessité que les baisses à la pompe interviennent « aussi rapidement que les hausses qui ont été observées il y a quelques mois ». Elle a précisé que le gouvernement maintenait « un dialogue constant avec l’ensemble des distributeurs » car, « derrière, c’est le pouvoir d’achat des Français, donc personne ne peut profiter de cette crise ». Espoir également partagé par Olivier Gantois, le président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip) : « On doit s’habituer à ces prix tant que le conflit perdure, mais pas à long terme. Le jour où la guerre sera terminée, on retrouvera les prix que l’on avait avant fin février », estime-t-il ce lundi sur le plateau de Bonjour ! La Matinale de TF1.

De son côté, l’économiste Philippe Chalmin, spécialiste des marchés des matières premières et directeur du centre CyclOpe, estime également sur Franceinfo que les prix des carburants vont « probablement » baisser « d’ici quelques semaines ». « Grossièrement, on peut imaginer que les Français passeront leur été probablement en dessous de 2 euros le litre. Vers la fin de l’année, on pourrait se retrouver dans des zones de prix entre 60 et 70 dollars le baril », précise-t-il. Un tel niveau rappellerait ainsi celui d’avant le conflit. Un scénario possible uniquement « si tout se passe bien, si l’accord est effectivement signé vendredi, si le détroit d’Ormuz est réouvert, etc. »

Un scénario plutôt optimiste si l’on compare à une note publiée en mai par JP Morgan et qui se projette sur l’évolution des prix du carburant au cours de l’année. Relayée par la BBC et Courrier International , la banque américaine « suggère que les prix devraient se maintenir autour de 100 dollars pendant la majeure partie de l’année, avec une moyenne de 97 dollars pour l’ensemble de 2026 ». Et ce, même avec une réouverture du détroit d’Ormuz puisque le problème se posera ensuite « vers la disponibilité des navires pétroliers, la montée en puissance des raffineries et d’autres contraintes logistiques plus générales ». « Même si le détroit d’Ormuz rouvrait aujourd’hui, il faudrait des mois pour que le marché se rééquilibre. Et si sa réouverture est retardée de quelques semaines supplémentaires, le retour à la normale n’interviendra pas avant 2027 », avait même déclaré Amin Nasser, PDG du groupe pétrolier saoudien Aramco, le 11 mai. Malgré un accord potentiellement proche d’être signé, le retour à la normale ne devrait pas être pour tout de suite…

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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