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parlementvia Le HuffPost··3 min de lecture

Ce que contient la proposition de loi Bétharram qui arrive à l’Assemblée

Personnalités citées :Violette SpilleboutPaul VannierGabriel AttalRoger Chudeau
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Le contexte

La proposition de loi contre les violences physiques et sexuelles dans les établissements scolaires a été initiée suite à l'affaire Bétharram. Elle vise à renforcer la protection des enfants dans le milieu scolaire et à reconnaître les défaillances de l'État dans ce domaine. Le texte a été adopté en commission et doit maintenant être examiné par l'Assemblée nationale.

Ce qu'il faut retenir

La proposition de loi a été adoptée par la commission des Affaires culturelles et sera examinée par l'Assemblée nationale. Elle vise à condamner les violences dans les établissements scolaires et à protéger les victimes. Le texte prévoit des mesures telles que l'allongement du délai de prescription pour la non-dénonciation de violences sur mineurs et l'interdiction des châtiments corporels. Des tensions ont émergé concernant les contrôles dans les établissements privés et l'obligation de dénonciation pour les prêtres.

Ce que ça change

Cette proposition de loi pourrait avoir un impact significatif sur la protection des enfants dans les établissements scolaires en renforçant les obligations de dénonciation et en élargissant le contrôle sur les personnels éducatifs. Les débats à l'Assemblée nationale détermineront si ces mesures seront adoptées et dans quelle mesure elles seront appliquées, ce qui pourrait influencer la manière dont les violences scolaires sont traitées en France.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

Première étape franchie. La proposition de loi contre les violences physiques et sexuelles dans les établissements scolaires, écrite dans le sillage de l’affaire Bétharram , a été adoptée par les députés de la commission des Affaires cultures mardi 27 mai dans la soirée. Désormais, c’est dans l’hémicycle qu’elle doit être étudiée (le 1er juin), et il ne fait que peu de doute qu’elle sera largement plébiscitée.

L’objectif du texte « est clair » , selon la députée Renaissance Violette Spillebout qui le porte : faire en sorte « que les agressions n’arrivent plus, que la parole de l’enfant soit entendu et que l’État les protège » . Initialement, il y avait deux rapporteurs. Mais le député LFI Paul Vannier a été mis sur la touche car le groupe de Gabriel Attal ne voulait soutenir un texte porté par un insoumis. « Nous portons ce texte ensemble » , précise toutefois Violette Spillebout.

Concrètement, la proposition de loi repose sur un premier volet symbolique, prévoyant la condamnation officielle par la Nation des violences commises dans ces établissements scolaires, l’indemnisation des victimes et la reconnaissance des défaillances de l’État. « Pendant des décennies, l’État a failli » , affirme Paul Vannier.

Sur le plan judiciaire, le texte allonge le délai de prescription du délit de non-dénonciation de faits de violences sur un mineur, et interdit tout recours à la violence en matière éducative, y compris les châtiments corporels. Pour Violette Spillebout l’idée étant d’en finir « avec un prétendu droit de correction encore invoqué dans les jurisprudences » . Quant aux personnels qui interviennent en milieu scolaire, ils seront mieux contrôlés et seront contraints, au moment du recrutement puis tous les trois ans, de présenter un « certificat d’honorabilité » .

Des députés ont bien tenté d’étendre ces certificats à toutes les personnes s’occupant d’enfants, par exemple dans le milieu médical, s’appuyant notamment sur l’affaire Le Scouarnec, mais Violette Spillebout s’y est opposée. Elle souhaite limiter le texte au seul milieu scolaire.

Grâce à l’un des amendements déposés par Paul Vannier, le champ d’application de la loi est élargi au milieu périscolaire, marqué ces derniers mois par de nombreux scandales, notamment à Paris, où s’est ouvert mardi un premier procès public contre un animateur.

L’adoption en commission ne s’est toutefois pas faite sans heurts : au moins trois articles, concernant l’enseignement privé, ont suscité les protestations d’une partie de la droite et de l’extrême droite. En cause notamment : les contrôles réguliers prévus au moins tous les cinq ans dans les établissements privés, souvent catholiques.

Ainsi, pour le député RN Roger Chudeau, « ces mesures ne concernent pas la protection des enfants mais simplement la mise sous contrôle du seul enseignement privé » . Selon lui, le député Paul Vannier a fait des écoles privées une « sorte de cible » qu’il rendrait « responsables des maltraitances » .

Autre mesure contre laquelle s’élève l’extrême droite : l’obligation faite aux prêtres et aux aumôniers de dénoncer les faits de violences sur mineurs, même lorsqu’ils sont révélés lors d’une confession. Pour le RN, il s’agit « d’une attaque brutale et anticléricale » .

Reste une incertitude : les députés auront-ils le temps d’aller au bout des débats le 1er juin ? Car le texte s’inscrit dans le cadre d’une niche parlementaire, celle du groupe Renaissance, clôturant les débats à minuit quelle que soit leur avancée.

Paul Vannier avait proposé que la proposition de loi soit examinée lors de semaines réservées aux initiatives transpartisanes, ce qui lui aurait permis d’avoir plus de temps. « Au-delà du sectarisme anti-LFI l’emportant sur l’intérêt supérieur des enfants qu’elle exprime, cette manœuvre met en péril l’adoption de notre texte en nous contraignant à un débat de quelques heures » , a-t-il cinglé.

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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