"Ce sont ceux qui cassent qui doivent payer". Le gouvernement entend instaurer le principe du "casseur-payeur" après les violences qui se sont produites en marge du sacre du PSG en Ligue des champions .
Il s'agit "de passer d’un système où la réparation incombe à la collectivité à un système où ce sont les fauteurs de troubles qui paient", ajoute le ministère, précisant que cela implique "le recouvrement, par voie civile, des sommes correspondant aux réparations, y compris à travers les prestations sociales."
Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, estime ce jeudi 4 juin que "les Français ne comprennent plus l'impunité" des responsables de dégradations et de violences et appelle à une réponse judiciaire "ferme et rapide".
"Plus personne ne comprend que l'immense majorité paie, dans un contexte budgétaire par ailleurs extrêmement contraint, pour des agissements intolérables d'une minorité" avance-t-elle sur Europe 1. "Il ne doit y avoir aucun tabou pour protéger les Français et aucun tabou sur la réponse que l'État apporte suite à ces violences".
Il faut faire payer les mis en cause "au cas par cas", "y compris quand ça amène l'État à prélever les sommes dues sur les allocations sociales". "Il faut le faire, sans quoi c'est le principe même de société qui est remis en cause", martèle la porte-parole.
Même son de cloche du côté de la ministre des Sports. "Il faut que nous appliquions un principe simple, celui qui qui casse doit aussi payer", lance Marine Ferrari sur Télématin. "Il faut à un moment sévir (...) Le Premier ministre a été ferme sur le sujet, il faut responsabiliser les casseurs".
