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securitevia France 24··2 min de lecture

Flotte fantôme russe : mise en garde à vue du commandant du pétrolier arraisonné par la France

Personnalités citées :Stéphane KellenbergerJean-Noël Barrot
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Le contexte

La France a intensifié ses efforts pour intercepter des navires soupçonnés de transporter du pétrole russe ou iranien, en réponse aux sanctions internationales. Le Tagor, un pétrolier de 241 mètres, a été arraisonné par la marine française alors qu'il naviguait en Atlantique, ce qui soulève des questions sur la régularité de son pavillon et son chargement.

Ce qu'il faut retenir

Le commandant du pétrolier Tagor a été placé en garde à vue par le parquet de Brest après avoir refusé d'obtempérer aux consignes de la marine française. Le navire, soupçonné de faire partie de la flotte fantôme russe, a été arraisonné à plus de 400 milles nautiques de la Bretagne. Il est sous sanctions des États-Unis, de l'Union européenne et du Royaume-Uni, et a changé plusieurs fois de pavillon. Le Tagor est le quatrième pétrolier intercepté par la France depuis septembre 2025.

Ce que ça change

Cette interception souligne l'engagement de la France à appliquer les sanctions contre la Russie et à surveiller les activités maritimes suspectes. Cela pourrait avoir des implications sur les relations internationales et sur la manière dont les sanctions sont mises en œuvre, notamment en ce qui concerne le transport de pétrole.

L'article complet

Source originale sur france24.com

Le commandant du Tagor, le pétrolier soupçonné de faire partie de la flotte fantôme russe, arraisonné en Atlantique par la Marine française, a été placé en garde à vue mardi, a annoncé le parquet de Brest.

Le commandant du Tagor, pétrolier de la flotte fantôme russe arraisonné dans l'océan Atlantique par la marine française, a été placé en garde à vue mardi 2 juin, a annoncé le procureur de Brest, Stéphane Kellenberger.

Cette garde à vue "reste en cours, confiée par nos soins à la gendarmerie maritime", a précisé le magistrat dans un communiqué diffusé mercredi. Le commandant, de nationalité russe, encourt un an de prison et 150 000 euros d'amende pour défaut de pavillon et refus d'obtempérer en mer, ainsi que la confiscation du navire.

L'armateur, "en cours d'identification", encourt des peines semblables, a précisé le magistrat.

Arraisonné à plus de 400 milles nautiques (740 km) à l'ouest de la Bretagne, le Tagor, un pétrolier de 241 mètres, est arrivé mardi matin en baie de Douarnenez (Finistère), où il doit être immobilisé le temps de l'enquête.

En provenance du port de Mourmansk, en Russie, le navire se dirigeait vers la ville balnéaire de Limbé au Cameroun, lorsque la marine française a voulu vérifier la régularité de son pavillon.

Le commandant a refusé d'obtempérer aux consignes des militaires français, ce qui les a conduits à prendre le contrôle du pétrolier, selon le procureur.

"Les conditions de vie à bord ont pu être vérifiées" et "une visite administrative de sécurité se déroule actuellement (...) parallèlement aux investigations judiciaires", a détaillé le magistrat.

Sous sanctions des États-Unis, de l'Union européenne et du Royaume-Uni, le Tagor a changé à de multiples reprises de pavillon, arborant notamment celui de Madagascar, des Îles Marshall ou du Panama.

Soupçonné de transporter du pétrole russe ou iranien, le navire serait lié au magnat iranien du pétrole Mohammad Hossein Shamkhani, selon le site Opensanctions.org.

Mohammad Hossein Shamkhani est le fils d'Ali Shamkhani, proche conseiller de l'ancien guide suprême iranien Ali Khamenei. Ces derniers ont tous deux été tués en février, au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Le Tagor est le quatrième pétrolier de la flotte fantôme, utilisée par Moscou pour contourner les sanctions occidentales contre ses ventes de pétrole, à être intercepté en mer par la France depuis septembre 2025.

Fin janvier, le pétrolier Grinch avait été immobilisé près d'un mois près du terminal pétrolier du port de Marseille-Fos. Le navire avait pu repartir après paiement d'une amende de "plusieurs millions d'euros", selon le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.

Texte extrait depuis l'article original sur france24.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur france24.com.

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