Ce Russe encourt un an de prison et 150 000 euros d'amende pour défaut de pavillon et refus d'obtempérer en mer, ainsi que la confiscation du navire.
Il est de nationalité russe. Le commandant du Tagor , pétrolier de la flotte fantôme russe arraisonné dans l'océan Atlantique par la marine française , a été placé en garde à vue, mardi 2 juin, a annoncé, le lendemain, le procureur de Brest, Stéphane Kellenberger. Cette garde à vue "reste en cours, confiée par nos soins à la gendarmerie maritime" , a précisé le magistrat dans un communiqué diffusé mercredi.
Le commandant encourt un an de prison et 150 000 euros d'amende pour défaut de pavillon et refus d'obtempérer en mer, ainsi que la confiscation du navire. L'armateur, "en cours d'identification" , encourt des peines semblables, a précisé le procureur. Le Tagor est, depuis septembre 2025, le quatrième pétrolier de la "flotte fantôme", utilisée par Moscou pour contourner les sanctions occidentales contre ses ventes de pétrole, à être intercepté en mer par la France.
Arraisonné à plus de 400 milles nautiques (740 km) à l'ouest de la Bretagne, le Tagor , un pétrolier de 241 mètres, est arrivé mardi matin en baie de Douarnenez (Finistère), où il doit être immobilisé le temps de l'enquête. En provenance du port de Mourmansk, en Russie, le navire se dirigeait vers la ville balnéaire de Limbé au Cameroun, lorsque la marine française a voulu vérifier la régularité de son pavillon.
Le commandant a refusé d'obtempérer aux consignes des militaires français, ce qui les a conduits à prendre le contrôle du pétrolier, selon le procureur. "Les conditions de vie à bord ont pu être vérifiées" et "une visite administrative de sécurité se déroule actuellement (...) parallèlement aux investigations judiciaires", a détaillé Stéphane Kellenberger. Sous sanctions des Etats-Unis, de l'Union européenne et du Royaume-Uni, le Tagor a changé à de multiples reprises de pavillon, arborant notamment celui de Madagascar, des Iles Marshall ou du Panama.
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