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culturevia France 24··3 min de lecture

Cinéma : Canal+ ne travaillera plus avec les 600 signataires d'une tribune anti-Bolloré

Personnalités citées :Maxime SaadaJuliette BinocheSwann ArlaudGaëtan Bruel
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Le contexte

Canal+ est un acteur majeur du financement du cinéma français, et Vincent Bolloré, en tant qu'actionnaire de référence, suscite des controverses. La pétition contre lui, signée par des figures du cinéma, soulève des questions sur la liberté d'expression et l'influence politique dans le secteur culturel.

Ce qu'il faut retenir

Maxime Saada, président de Canal+, a annoncé qu'il ne souhaitait plus travailler avec les signataires d'une pétition contre Vincent Bolloré, son actionnaire. Cette pétition dénonce l'influence de l'extrême droite dans le cinéma français. Saada a exprimé son indignation face à cette critique, la qualifiant d'injuste pour les équipes de Canal+. Le président du CNC a regretté cette réaction, soulignant l'importance de la liberté d'expression.

Ce que ça change

Cette situation met en lumière les tensions entre la liberté d'expression et les intérêts commerciaux dans le cinéma français. La décision de Canal+ de ne plus collaborer avec certains professionnels pourrait avoir des répercussions sur les relations au sein de l'industrie cinématographique et sur le financement des projets.

L'article complet

Source originale sur france24.com

Le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, a annoncé, dimanche, qu'il ne souhaitait plus que son groupe, premier financeur du cinéma français, continue de travailler avec les professionnels du secteur qui ont signé une pétition contre son actionnaire de référence Vincent Bolloré.

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Après la tribune contre Bolloré , Canal+ riposte. Le président du directoire du groupe, Maxime Saada, a annoncé, dimanche 17 mai, à Cannes, qu'il ne souhaitait plus que son groupe, premier financeur du cinéma français, continue de travailler avec les professionnels du secteur qui ont signé une pétition contre son actionnaire de référence.

"J'ai vécu cette pétition comme une injustice vis-à-vis des équipes Canal qui s'attachent à défendre l'indépendance de Canal+, et dans toute la diversité de ses choix. Et en conséquence, je ne travaillerai plus, je ne souhaite plus que Canal travaille avec les gens qui ont signé cette pétition", a lancé Maxime Saada lors d'une prise de parole en marge du festival de Cannes .

Publiée lundi à l'orée du 79e festival de Cannes , la pétition, signée notamment par Juliette Binoche et Swann Arlaud, dénonce "l'emprise grandissante de l'extrême droite" dans le cinéma par l'intermédiaire du milliardaire conservateur Vincent Bolloré , qui fait déjà l'objet d'une fronde dans l'édition menée par quelque 200 auteurs publiés chez Grasset .

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"En laissant le cinéma français aux mains d'un patron d'extrême droite, nous ne risquons pas seulement une uniformisation des films, mais une prise de contrôle fasciste sur l'imaginaire collectif", écrivaient les signataires qui comptent des producteurs, exploitants de cinéma, cinéastes, techniciens et comédiens.

Dans son allocution, que l'AFP s'est procurée, Maxime Saada assure que cette tribune revient à qualifier les équipes de Canal+ de "crypto-fascistes".

"Eh bien moi je n'ai pas envie de travailler avec des gens qui me traitent de crypto-fasciste, je suis désolé, la limite, pour moi elle est là", a-t-il déclaré lors du "brunch des producteurs" organisé par Canal+ à Cannes.

Le président du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) Gaëtan Bruel a dit lundi "regretter" la réaction de Maxime Saada.

"Sur le plan de la liberté d'expression, ça pose question. Parce que le droit à la critique, ça fait partie de ce principe fondamental", a déploré Gaëtan Bruel sur France Inter, rappelant que jusqu'ici, Canal+, dont l'actionnaire de référence est Vincent Bolloré, a toujours soutenu "tous les cinéastes".

La tribune s'alarmait notamment de la volonté du groupe Canal+ de s'emparer de la totalité du capital d'UGC, le réseau de salles de cinéma dont il a acquis 34 % en septembre.

Cette tribune a jusque-là rencontré un écho limité auprès des professionnels interrogés cette semaine par l'AFP, beaucoup d'entre eux peinant à déceler un changement de ligne idéologique au sein de Canal+ tout en s'inquiétant d'une baisse globale des financements.

Aux termes d'un accord scellé en janvier 2025, le groupe Canal+ s'est engagé à allouer jusqu'à 170 millions d'euros par an au cinéma français d'ici à 2027, contre 220 millions auparavant.

Texte extrait depuis l'article original sur france24.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur france24.com.

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