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educationvia RFI — France··3 min de lecture

Coup d’envoi des épreuves écrites du baccalauréat en France

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Édouard GeffrayJean-Rémi Girard
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Le contexte

Le baccalauréat est un examen national en France qui marque la fin des études secondaires. Chaque année, des centaines de milliers d'élèves passent cet examen, qui est crucial pour leur accès à l'enseignement supérieur. Le ministre de l'Éducation nationale a récemment annoncé des changements concernant l'évaluation de l'orthographe dans les copies.

Ce qu'il faut retenir

Plus de 530 000 élèves ont commencé les épreuves écrites du baccalauréat général et technologique. Le ministre de l'Éducation a insisté sur l'importance de l'orthographe, indiquant que les fautes pourraient affecter la note finale. Les élèves et les professeurs expriment des inquiétudes concernant cette nouvelle exigence. Les épreuves de spécialités pour les terminales se dérouleront également sous des températures élevées, avec des ajustements prévus pour éviter les examens l'après-midi.

Ce que ça change

Cette nouvelle politique sur l'orthographe pourrait modifier la manière dont les élèves se préparent pour le baccalauréat, en les incitant à accorder plus d'attention à la langue écrite. Les conditions climatiques difficiles pourraient également affecter la concentration et la performance des élèves lors des épreuves, soulevant des questions sur l'adéquation des infrastructures scolaires.

L'article complet

Source originale sur rfi.fr

Plus de 530 000 élèves ont commencé à plancher sur les épreuves écrites du baccalauréat général et technologique ce lundi. Une session marquée par un durcissement de ton du ministre de l'Éducation sur l'orthographe.

Publié le : 15/06/2026 - 11:09 Modifié le : 15/06/2026 - 11:10

« Avons-nous la maîtrise de nos paroles ? », « Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ? ». Voici certains sujets sur lesquels les milliers d’élèves vont travailler ce lundi lors du bac philo 2026.

Cette année, les lycéens devront particulièrement veiller à leur orthographe. Le ministre de l’Éducation nationale a mis l’accent sur « la maîtrise de la langue ». Selon lui, « une copie qui n'a pas un niveau suffisant en termes d'orthographe, de syntaxe et de grammaire ne peut pas avoir la moyenne au baccalauréat ». « Dans toutes les disciplines (...) il y aura un barème qui précisera notamment le niveau de langue attendu et donc les points à retirer », a-t-il ajouté.

À la sortie du lycée, en pleine discussion avec ses camarades de classe, Amir, 17 ans, en classe de Première, apprend que l'orthographe va compter dans la copie qu'il a rendue à l'épreuve écrite du baccalauréat. « On n'était pas au courant, on n’a pas trop révisé ça avec notre professeure tout au long de l'année. Je pense qu'elle considère que quand on est en première, surtout, en générale, on a une bonne grammaire, que c'est acquis. On ne fait plus du tout de dictée, même en seconde ».

Alia, 17 ans est inquiète. « J'oublie souvent les accents et aussi les accords avec les "s". C'est mieux de valoriser le contenu plutôt que l'orthographe. Imaginons que je n'ai pas la moyenne alors que j'ai fait une bonne copie, ça ne serait pas cool ».

Les professeurs aussi sont dans le flou. Ils n'ont toujours pas reçu de consignes de correction par rapport à l'orthographe, comme l'explique Jean-Rémi Girard, président national du Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur. « On n'a encore aucune consigne concrète. Que veut dire une copie truffée de fautes ? Et quel type d'erreurs ? Ce n'est pas la même chose d'écrire un mot avec un "t" ou deux "t" et d'écrire une phrase qui syntaxiquement n'a pas de sens. Le deuxième cas est beaucoup, beaucoup plus grave que le premier », dit-il.

Il souligne cependant un aspect positif des annonces du ministre : les élèves seront plus nombreux à se relire.

Pour les lycéens de terminale, le bac se poursuivra avec les épreuves de spécialités, programmées entre mardi et jeudi et qui représentent à elles deux un tiers des résultats de l'examen (avec un coefficient de 16 chacune).

Une semaine qui s’annonce aussi particulièrement difficile au vu des températures attendues. Selon Météo-France, dès lundi, la chaleur commencera à recouvrir une vaste portion du territoire, depuis le littoral des Pays de la Loire jusqu'à la frontière espagnole et la Méditerranée. Il y fera « entre 32 et 35°C, voire localement 36°C ». Mardi, « les fortes chaleurs gagneront le nord-est », rendant la nuit très chaude partout. Puis mercredi devrait être brûlant presque partout, avec « entre 32 et 36°C ».

Et pour jeudi, Météo-France prévoit jusqu'à 38°C à Nevers, 37°C à Paris ou Brive, ou encore 36°C à Lyon et 35°C à Toulouse.

Ainsi, mercredi et jeudi, les épreuves de spécialités en terminale se tiendront uniquement le matin. « Je ne souhaite plus qu'aucun examen se déroule les après-midi », a précisé dimanche le ministre de l'Éducation Édouard Geffray.

On a toujours de très fortes inquiétudes car le bâti scolaire n’est pas suffisamment adapté et on risque d’avoir des salles où il va faire très chaud.

Sophie Vénétitay, secrétaire générale SNES-FSU

Texte extrait depuis l'article original sur rfi.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur rfi.fr.

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