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justicevia France 24··3 min de lecture

"Darmanin démission", "Justice pour nos filles" : des manifestants en colère après l'affaire Lyhanna

Personnalités citées :Gérald DarmaninSébastien LecornuAnne-Cécile MailfertFlavie FlamentAndréa Bescond
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Le contexte

L'affaire Lyhanna a suscité une forte émotion en France, mettant en lumière les lacunes du système judiciaire face aux violences sexuelles. Les rassemblements organisés par des associations féministes visent à dénoncer le traitement des victimes et à appeler à des réformes législatives. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, est particulièrement visé par les critiques des manifestants.

Ce qu'il faut retenir

Des milliers de manifestants se sont rassemblés dans plus de 160 villes pour dénoncer le traitement des violences sexuelles en France après la mort de Lyhanna. Les slogans tels que 'Darmanin démission' ont été largement entendus, mettant en cause le ministre de la Justice. Sébastien Lecornu a annoncé une réunion ministérielle pour discuter de nouvelles mesures législatives sur la protection de l'enfance. Les associations réclament l'examen d'une proposition de loi sur les violences faites aux femmes et aux enfants.

Ce que ça change

Ces manifestations pourraient influencer le débat public sur la justice et la protection des victimes de violences sexuelles. L'annonce de nouvelles mesures législatives par le gouvernement pourrait également répondre aux attentes des manifestants et des associations. La pression sur le ministre Darmanin pourrait avoir des répercussions sur sa position et sur les politiques publiques en matière de justice.

L'article complet

Source originale sur france24.com

Paris (France) (AFP) – Des rassemblements ont eu lieu en début de soirée lundi devant les tribunaux de plus de 160 villes pour dénoncer le traitement policier et judiciaire des violences sexuelles en France, après la mort de la jeune Lyhanna, victime d'un pédocriminel.

"Justice réveille-toi", "Plus jamais cela". Quelques milliers de manifestants se sont rassemblés lundi 8 juin dans des dizaines de villes de France et devant la Chancellerie à Paris, mettant en cause la justice et son ministre de tutelle, Gérald Darmanin , dans l'affaire Lyhanna et le traitement des violences sexuelles.

De nombreuses associations féministes et enfantistes, parmi lesquelles NousToutes, la Fondation des femmes, Face à l'inceste, le Collectif féministe contre le viol, avaient appelé à des rassemblements en début de soirée devant les tribunaux de plus de 160 villes de France.

"Rendez-nous la justice", "pour les victimes, la peine est imprescriptible", "quand un enfant appelle à l'aide, chaque silence est une violence supplémentaire", pouvait-on lire sur les pancartes à Paris.

"La parole des enfants n’est pas du tout prise au sérieux, la justice met beaucoup plus en avant la présomption d’innocence que la parole des victimes", a dit Lori Bess, l’une des organisatrices de ce rassemblement citoyen d’une ampleur inédite dans cette ville.

Dans la soirée de lundi, Sébastien Lecornu a annoncé réunir des ministres mardi sur la protection de l'enfance pour prendre de nouvelles mesures législatives, souhaitant "enrichir" un projet de loi déjà déposé et aussi "accélérer" l'examen par le Conseil d'État d'une proposition de loi transpartisane sur les violences sexistes et sexuelles, selon un courrier diffusé par Matignon.

Devant le tribunal judiciaire d'Auch (Gers), plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées pour crier "Lyhanna, plus jamais ça".

Devant cette juridiction située à une trentaine de kilomètres de Fleurance, de nombreuses pancartes demandaient "justice pour nos filles" ou proclamaient "Darmanin démission", un slogan repris par la foule qui l'a peu à peu transformé, brièvement, en "procureur démission".

À Paris, le rassemblement qui devait avoir lieu devant le ministère de la Justice place Vendôme a été interdit par la préfecture de police et déplacé dans l'île de la Cité pour "risque de trouble à l'ordre public".

"De quoi ils ont peur ? De la colère des femmes et des enfants ?", a réagi Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes.

Pourtant c'est bien place Vendôme qu'a eu lieu le plus gros rassemblement, malgré l'interdiction, rejoint par les actrices Anna Mouglalis et Judith Godrèche , la fille de Richard Berry, Coline Berry, ou encore le militant Arnaud Gallais.

Plusieurs centaines de manifestants et manifestantes – ces dernières étant plus nombreuses – étaient rassemblés aux cris de "Darmanin démission" et "Justice pour les enfants" sous les fenêtres de la Chancellerie, protégée par plusieurs dizaines de membres des forces de l'ordre. Quelques militantes Femen se sont dénudées en criant "justice pour Lyhanna".

"Qu’est-ce qu’il y a de plus dangereux, un gouvernement et une justice qui laissent des violeurs dans la nature ou une manifestation de pacifistes qui vont faire en sorte que le monde se remette à l’endroit ?", a réagi l’animatrice de télévision Flavie Flament à Paris, qui a porté plainte contre le chanteur Patrick Bruel.

"Nos enfants sont violés par des multirécidivistes. Il y a un gros travail à faire dans la justice, l'éducation, tous les services publics", a déclaré Andréa Bescond, cinéaste autrice des "Chatouilles" sur BFMTV.

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Les représentants des associations de défense des femmes et des enfants ont déclaré mener un "même combat" contre les "violences masculines", "contre un système qui protège davantage les agresseurs que les victimes".

À Lyon, environ 800 personnes se sont rassemblées devant la cour d'appel du Rhône. "Je suis ici en tant que mamie, car cette situation est intolérable. J'ai peur pour mes petits-enfants. Il y a des grosses failles dans la justice en France", a dit à l'AFP Virginie Maurin, 68 ans, infirmière à la retraite.

Les associations réclament l'adoption d'une "proposition de loi intégrale de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants", déposée fin 2025 mais qui n'a jamais été examinée.

Texte extrait depuis l'article original sur france24.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur france24.com.

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