Un an après l’adoption, par l’Assemblée nationale, d’une proposition de loi visant à lutter contre la mortalité infantile, le texte est bloqué au point mort. Caroline Combot, présidente de l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes, se penche sur les conséquences de cet immobilisme.
Comment jugez-vous l’action politique contre la mortalité infantile depuis le vote du texte ?
En une année, il ne s’est pas passé grand-chose. Nous sommes restés sur le triste constat d’indicateurs en berne. Et dans un contexte d’instabilité politique, le problème reste sans véritable solution mise en place. Je garde tout de même espoir. Un plan périnatalité doit être annoncé avant le début du mois de juillet par la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Mais nous ne savons pas ce qui va sortir du chapeau.
Il est très difficile de savoir dans quelle direction elle entend aller. Nous militons cependant pour qu’une véritable action soit menée sur l’une des raisons de la crise, les...
Déserts médicaux et fermetures des maternités : « Les solutions existent, il ne manque plus que l’action »
