Frédéric Boisset, Anne-Charlotte Hinet, Sébastien Renout
Arnaud Comte, Margaux Manière, Julien Gasparutto
Le médiateur de l'info France Télévisions
Un cadre d’accord a été annoncé entre Washington et Téhéran sur le nucléaire et le détroit d’Ormuz, mais les divergences restent fortes sur ses modalités. Tandis que Donald Trump évoque une ouverture rapide, l’Iran parle d’un calendrier plus long et de conditions encore à définir.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
En arrivant au sommet du G7 lundi 15 juin, Donald Trump jubile. Un cadre d’accord a été conclu avec l’Iran . Fin des combats, accord sur le nucléaire, mais la grande victoire que veut afficher le président américain, c’est la fin du blocage du détroit d’Ormuz. "Le détroit est partiellement ouvert. Il faut faire la chasse à quelques mines qu’ils ont trouvées. Mais les bateaux commencent à sortir. Et vendredi, il sera complètement ouvert" déclare le président américain.
Problème. De son côté, Téhéran ne parle pas d’ouverture immédiate du détroit d’Ormuz, mais sous 30 jours. Surtout, Américains et Iraniens ne sont pas d’accord sur les conditions. Donald Trump exclut de faire payer un droit de passage aux navires. Les Iraniens y tiennent, un dirigeant affirme : "Nous définirons et nous prélèverons les frais nécessaires pour les services que nous fournirons. Les services de navigation, la protection de l’environnement."
500 navires y sont toujours bloqués, mais juste après l’accord, un navire transportant du gaz liquéfié est passé. "Il est parti du Qatar et si l’on regarde exactement, le passage a eu lieu dans la nuit vraiment du 15 juin en prenant plutôt la route iranienne, proche des côtes iraniennes. Pour l’instant, c’est très très timide et je pense que c’est lié au fait que les annonces restent contradictoires" précise Homayoun Falakshashi, expert pétrole chez Kpler.
Après des mois de combat pour que le trafic reprenne vraiment, il faut que les armateurs se sentent en sécurité. Emmanuel Macron a proposé de participer à des escortes comme il l’a expliqué lors de sa rencontre avec Donald Trump : "Nous sommes prêts à voir dès demain des chasseurs qui sont sur place et qui peuvent aider aux missions d’observation, et sous 48 heures des frégates qui peuvent évidemment se déployer, et sous 2 à 3 jours le porte-avions avec les frégates qui accompagnent l’ensemble du groupe."
Les détails de cet accord sont au menu du G7 qui commence lundi 15 juin. S’il se concrétise et qu’il tient, les experts que nous avons contactés estiment qu’il faudra plusieurs semaines voire plusieurs mois avant que le trafic ne revienne à la normale dans le détroit d’Ormuz.
"Vendredi, le détroit d'Ormuz sera complètement ouvert", assure Donald Trump
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