Intelligence artificielle, drones, capteurs… Dans le sillage d’Harmattan AI et d’Alta Ares, les jeunes pousses de l’armement rivalisent d’innovation. Et les grands groupes jouent le jeu.
Si ce n’est pas encore le grand décollage, ça commence à y ressembler. Cinq mois après la levée de fonds record d’ Harmattan AI (171 millions d’euros, pilotée par Dassault Aviation), qui a fait de la start-up parisienne la première licorne française de défense (1,2 milliard de valorisation), c’est au tour du champion de la défense antidrones Alta Ares , très présent en Ukraine, de lever 50 millions pour accélérer son développement. « Les contrats se sont multipliés ces derniers mois, au Moyen-Orient, en Asie, en Europe de l’Est , raconte Hadrien Canter , le fondateur. La France est numéro deux mondial des exportations d’armement. Il n’y a pas de raison que les nouveaux acteurs de la défense n’affichent pas des performances similaires. »
Harmattan AI et Alta Ares ne sont que les précurseurs d’une vague bien plus large de jeunes pousses tricolores à forte coloration kaki, avides de marcher sur les plates-bandes des géants traditionnels de la défense. « Il y a une vraie effervescence sur le segment des start-up de défense, avec à la fois des jeunes entrepreneurs et des profils plus confirmés issus des acteurs traditionnels comme Naval Group ou MBDA », confirme Antoine Moyroud, investisseur au sein du fonds américain Lightspeed Venture Partners, présent au capital de l’américain Anduril et de l’allemand Helsing.
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