Seule 14 % de la population, majoritairement modeste, a vu son niveau de vie augmenter grâce aux mesures des lois de finances de l’Etat et de la Sécurité sociale pour 2026. Les ménages les plus aisés, les familles nombreuses et les femmes sont plutôt perdants.
Après avoir achoppé à l’automne, puis débouché sur le régime de la loi spéciale en décembre, les débats budgétaires de 2025 s’étaient conclus par l’adoption d’un texte de compromis en février . Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait eu recours à l’article 49.3 de la Constitution – qui permet de passer un texte de loi sans vote – et échappé à deux motions de censure grâce à la clémence du Parti socialiste. Son premier secrétaire, Olivier Faure, s’était justifié en estimant que « ses conditions de non-censure (étaient) remplies » , mettant en avant plusieurs mesures obtenues en faveur de la justice fiscale. Mais qu’en est-il vraiment ?
Les économistes de l’Institut des politiques publiques (IPP) publient ce lundi 15 juin une étude qui évalue les effets redistributifs des mesures à destination des ménages contenues dans les budgets de l’Etat (LF) et de la Sécurité sociale (LFSS) . Et sans grande surprise, ils notent d’emblée que « sur l’ensemble de la population, les effets des mesures étudiées sont très faibles. Seuls 14 % des individus sont impactés à hauteur d’au moins 5 euros par mois » .
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