Aller au contenu principal
Toute l'actualité
parlementvia Sud Ouest··2 min de lecture

Éditorial. Après Bétharram, stop aux querelles de chapelle

Personnalités citées :Gabriel AttalPaul VannierViolette SpilleboutRoger Chudeau
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

La proposition de loi post-Bétharram vise à interdire les châtiments corporels et à renforcer la protection des enfants dans le cadre scolaire. Ce sujet est d'actualité en raison des scandales d'agressions sexuelles dans les établissements scolaires. Le débat parlementaire sur cette loi se déroule dans un climat de tensions politiques.

Ce qu'il faut retenir

Les députés vont examiner une proposition de loi visant à interdire les châtiments corporels et à renforcer la protection des enfants. Cette loi fait suite à des scandales d'agressions sexuelles dans les écoles. Gabriel Attal a programmé l'examen de ce texte dans un cadre partisan, ce qui suscite des tensions. Le texte est critiqué par le RN pour son impact sur les établissements privés et le secret de la confession.

Ce que ça change

Si la loi est adoptée, elle pourrait marquer un tournant dans la protection des enfants en France, en inscrivant dans la législation l'interdiction des violences éducatives. Cela pourrait également entraîner des changements dans la supervision des établissements scolaires privés et des obligations pour les professionnels en cas de violences sur mineurs.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

E n France, le concept d’intérêt supérieur de l’enfant a-t-il encore un sens ? C’est à cette question que devront répondre les députés ce lundi 1 er juin à l’heure d’examiner la proposition de loi post-Bétharram à l’Assemblée.

À première vue, la volonté de mettre fin à des décennies de violences perpétrées dans le cadre scolaire et périscolaire, et de reconnaître les défaillances de l’État dans ces scandales successifs fait consensus. Surtout dans le contexte du premier procès d’animateur jugé pour agressions sexuelles dans une école du 11 e arrondissement de la capitale.

Des années 1960 à 2026, de Bétharram à Paris, du privé au public, il était temps, enfin, d’inscrire dans la loi et le Code de l’éducation « l’interdiction des châtiments corporels ». Et de rayer le principe de « violences éducatives » de la jurisprudence. Il était temps, surtout, de prendre des mesures pour protéger les enfants, leurs droits, et garantir leur sécurité au sein de l’institution. Cette proposition de loi impulsée par l’affaire béarnaise et nourrie par une commission parlementaire ne constitue que le premier acte d’un plan de lutte contre ces violences systémiques, comme l’a révélé le projet interministériel présenté mercredi 27 mai en Conseil des ministres. Espérons qu’à terme un vrai plan pour l’enfance en sortira.

Pourtant, même sur ce sujet de la protection des enfants, qui n’a pas besoin d’une guerre des chapelles politiques, l’Hémicycle ne semble pas vouloir mettre un mouchoir sur ses dissensions. Premier incident, en février dernier : le refus de Gabriel Attal d’inscrire l’examen du texte à l’ordre du jour d’une semaine transpartisane, au prétexte que celui-ci est cosigné par le député Insoumis Paul Vannier. La co-rapporteuse Renaissance, Violette Spillebout, a dû présenter une nouvelle mouture expurgée de toute trace LFIste.

Mais en programmant son examen sur le temps parlementaire réservé à son groupe – et minuté –, Gabriel Attal prend le risque de la sacrifier : à minuit, les débats devront être clos. Très court pour légiférer sur onze articles. D’autant plus risqué que les derniers paragraphes font grincer les dents du RN. En ligne de mire, le renforcement des contrôles de l’État sur les établissements privés, ou l’obligation de lever le secret de la confession en cas de violences sur mineur. Le RN, par la voix du député Roger Chudeau (Loir-et-Cher), y voit « une attaque brutale et anticléricale » de LFI.

Si les députés échouent à placer l’intérêt de l’enfant au-dessus des jeux de parti, il sera temps de siffler la fin de la récré.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.