Emmanuel Macron se voit sélectionneur de l'équipe de France… de l'électrification. Voilà le surnom donné aux 200 entreprises des grands secteurs de l'économie venues ce mardi 26 mai au palais présidentiel de l'Élysée. Avec les industriels français, le président compte tirer les leçons de guerre au Proche-Orient, de la dépendance au pétrole, avec pour objectif la souveraineté énergétique de la France, réduire les émissions de CO₂, et profiter de l'abondance de la production d'électricité, notamment d'origine nucléaire. Cette réunion a surtout permis à l'Élysée d'annoncer un paquet d'investissements colossaux dans l'électrique.
L'objectif du président est clair : « Rendre le passage à l'électrique naturel et désirable parce que c'est bon pour le pouvoir d'achat, c'est bon pour la compétitivité, c'est bon pour l'indépendance du pays ».
À commencer par les bornes de recharge pour véhicules électriques. Les opérateurs se sont engagés à en déployer 240 000 supplémentaires d'ici 2030. Parmi eux, l'entreprise de grande distribution Leclerc. Son président, Michel-Édouard Leclerc : « Il faut utiliser la crédibilité de Leclerc sur les carburants pour convaincre le public que l'électricité sera moins chère et déjà moins chère. Et donc, si on multiplie les bornes de recharge, on va en mettre 10 000 en tout d'ici 2035 ».
Emmanuel Macron veut aussi faire des pompes à chaleur. Un dispositif de référence. EDF annonce 80 millions d'euros pour aider les ménages à s'en procurer. Un coup de pouce pour le secteur en croissance. François Deroche, de l'Association française pour les pompes à chaleur : « On a un rebond sur le premier trimestre en volume de ventes de pompes à chaleur. On a retrouvé de la croissance. Il faut que ça s'inscrive dans la durée. Il faut de la stabilité de l'ensemble des dispositifs réglementaires d'accompagnement des ménages ».
De son côté, le fournisseur Octopus Energy promet 150 millions d'euros pour la construction d'une usine de pompes à chaleur en France .
