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educationvia Sud Ouest··2 min de lecture

Enseignement supérieur : « elle pose de nombreux problèmes », un collectif propose la création d’un label « sans IA »

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Le contexte

Le collectif Scientifiques en rébellion, composé d'enseignants et de personnels académiques, a été fondé en 2020 pour promouvoir la désobéissance civile face à l'inaction gouvernementale sur la crise climatique. Le débat sur l'utilisation de l'intelligence artificielle dans l'éducation est en pleine expansion, avec des préoccupations croissantes concernant son impact sur l'apprentissage et l'autonomie des étudiants.

Ce qu'il faut retenir

Le collectif propose la création d'un label 'sans IA générative' pour les formations universitaires afin de préserver l'autonomie des étudiants. Ce label viserait à garantir que les compétences acquises ne soient pas altérées par l'utilisation de l'IA. Les membres du collectif soulignent les problèmes liés à l'IA, tels que la fraude et la non-acquisition de compétences. Ils appellent à un engagement moral entre étudiants et enseignants pour ne pas utiliser l'IA dans l'évaluation et la création de cours.

Ce que ça change

Cette proposition pourrait influencer les politiques éducatives en matière d'utilisation de l'IA dans les universités françaises. Elle soulève des questions sur la manière dont les institutions doivent s'adapter aux nouvelles technologies tout en préservant l'intégrité de l'enseignement et des compétences des étudiants.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Le collectif Scientifiques en rébellion propose aux universités de créer un label « sans IA génératives » afin de permettre aux étudiants de garder leur « autonomie » et leur « indépendance »

Un label « sans IA générative » pour les formations universitaires permettrait aux étudiants de garder leur « autonomie » et leur « indépendance », estime le collectif Scientifiques en rébellion qui en propose la création sur la base d’un « engagement moral » entre élèves et enseignants.

« Le label permettrait que les compétences acquises par les étudiants dans leur formation présentent des garanties de robustesse, d’autonomie et d’indépendance » et « pour les entreprises, il serait le signe qu’elles recrutent des étudiants capables de conserver leurs compétences d’analyse », estime le collectif dans un communiqué publié jeudi.

Le collectif, qui réunit des enseignants et des personnels académiques, juge que l’intelligence artificielle générative (IAg) utilisée par les étudiants et les enseignants pose de « nombreux problèmes », comme la « fraude, la non-acquisition de compétences, notamment rédactionnelles, la sélection automatique par des IAg de candidatures générées par des IAg ».

Cette charte « partirait d’un engagement moral » entre étudiants et enseignants : ne jamais utiliser l’IA pour corriger des copies ou construire des cours, ne pas utiliser l’IA pour « produire des contenus soumis à l’évaluation », proposer des cours « critiques sur l’IA » mais pas pour « former à l’IAg ». Selon le collectif, la création de ce label mettrait « au défi les institutions d’avoir plus d’ambitions que l’invocation des bons et mauvais usages de l’IAg ».

« L’IAg n’est pas un simple outil », poursuit le communiqué, citant ses « facettes peu attrayantes », comme le « gouffre en énergie et ressources » et l'« hégémonie de quelques multinationales aussi puissantes que des États ». Selon un sondage de l’institut Ipsos et d’école d’ingénierie informatique Epita publié en février, 40 % des étudiants reconnaissent avoir déjà utilisé l’IA pour réaliser tout ou partie d’un devoir, et près d’un sur deux dit s’en servir pour des exercices même lorsque cela est interdit .

Scientifiques en rébellion est né d’une tribune publiée en 2020 dans le quotidien le Monde de 1 000 scientifiques appelant à la désobéissance civile face à l « 'inertie » des gouvernements face à la crise climatique. Ses membres ont par exemple manifesté contre la loi Duplomb ou l’autoroute A69 Castres-Toulouse.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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