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environnementvia Sud Ouest··2 min de lecture

Environnement : les députés assouplissent les règles de restauration des zones humides, un texte largement rejeté par la gauche

Personnalités citées :Sandrine Le FeurMathieu LefèvreMélanie ThominMathilde HignetDavid Magnier
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Le contexte

Le projet de loi d'urgence agricole est débattu à l'Assemblée nationale, visant à répondre aux enjeux agricoles et environnementaux. Les zones humides, essentielles pour la biodiversité et la gestion de l'eau, sont menacées par les activités humaines et nécessitent des mesures de protection. Ce texte suscite des tensions entre la majorité et l'opposition, notamment sur la question des compensations environnementales.

Ce qu'il faut retenir

Les députés ont voté pour un assouplissement des compensations environnementales concernant les zones humides dans le cadre du projet de loi d'urgence agricole. Cette mesure a été largement critiquée par la gauche, qui estime qu'elle compromet la protection de ces zones. Le ministre de la Transition écologique a défendu cette décision en évoquant une logique d'efficacité et de simplification. Plusieurs députés de la majorité ont soutenu cette mesure, tandis que l'opposition s'est alarmée des conséquences pour l'environnement.

Ce que ça change

Cette décision pourrait avoir un impact significatif sur la protection des zones humides en France, en facilitant leur dégradation au profit de projets agricoles ou d'infrastructure. Elle soulève des inquiétudes quant à l'avenir de ces écosystèmes déjà fragiles et pourrait exacerber les tensions entre les acteurs politiques sur les questions environnementales.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Dans le cadre du projet de loi d’urgence agricole, les députes ont voté pour un assouplissement des compensations environnementales sur des zones humides. La gauche est vent debout contre ce texte.

Les députés ont adopté vendredi un article du projet de loi d’urgence agricole allégeant les compensations environnementales pour la construction de projets affectant certaines zones humides, malgré les alertes sur les effets de cette mesure pour la protection de ces zones clés.

Cette disposition fait partie de l’important volet sur l’eau du texte gouvernemental, débattu depuis mardi à l’Assemblée et sur lequel un vote solennel doit avoir lieu le 2 juin.

Les zones humides sont des terrains habituellement inondés ou gorgés d’eau (marais, prairies inondées, tourbières…). Menacées par les activités humaines, un grand nombre ont déjà disparu, alors qu’elles assurent de nombreuses fonctions : en plus d’être des réservoirs de biodiversité, ou d’eau en période de sécheresse, elles stockent du carbone, ou encore atténuent les inondations.

Lors de la construction d’un projet, agricole ou autre, sur ces zones, des mesures de compensation sont prévues : restauration d’habitats détruits, création d’une zone humide ailleurs… Le projet de loi propose d’instaurer que ces compensations soient désormais « proportionnées aux fonctionnalités de la zone humide ».

« Autrement dit, moins la zone est en bon état, moins on est tenu de compenser sa destruction », a résumé la présidente macroniste de la commission du Développement durable de l’Assemblée, Sandrine Le Feur, en porte-à-faux avec le gouvernement sur cette question.

En commission, Sandrine Le Feur avait obtenu la suppression de cet article, qui signe selon elle « un renoncement », en « légitimant l’abandon des zones humides dégradées […] alors qu’elles devraient être restaurées en priorité ». Mais les députés ont adopté dans l’hémicycle un amendement du gouvernement rétablissant l’article initial.

« Il y a eu beaucoup de caricatures sur cet article, qui participe d’une logique d’efficacité, de proportionnalité et aussi de simplification, sans rien renier de nos exigences environnementales », a argumenté le ministre délégué de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre. Les élus MoDem, Horizons, Rassemblement national, ainsi que la majorité des députés LR et Renaissance, ont soutenu le rétablissement de la mesure.

« Trop souvent des terres parfaitement productives et travaillées depuis des générations se retrouvent qualifiées de zones humides », a déclaré le député RN David Magnier. « Dès lors, le piège se referme. L’agriculteur se voit imposer des obligations de compensation environnementale totalement disproportionnées , qui bloquent définitivement ses projets de stockage d’eau, de bâtiment ou de modernisation », a-t-il ajouté.

La gauche s’est, elle, insurgée. « Vous remettez en cause le lent et patient travail de protection de ces zones humides », a accusé la socialiste Mélanie Thomin. « On va finir de détruire des zones humides qui sont déjà en difficulté », a abondé la députée LFI Mathilde Hignet.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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