Les députés ont adopté à l’unanimité une proposition de loi visant à supprimer les textes réglementant l’esclavage dans les colonies françaises, restés en vigueur après 1848
L’Assemblée nationale a approuvé jeudi en première lecture et à l’unanimité l’abrogation du « Code noir » et l’ensemble des textes ayant réglementé l’esclavage dans les colonies françaises, jamais formellement abrogés après 1848.
Si les débats ont parfois été animés sur la rédaction du texte ou la question des réparations, l’intégralité des groupes a voté la proposition de loi portée par Max Mathiasin, député de la Guadeloupe (Liot). Après le vote, Max Mathiasin a salué au micro « un pas supplémentaire, un hommage aux hommes et aux femmes, aux enfants mis en esclavage », ému aux larmes et enlacé par des collègues ultramarins dans l’hémicycle.
Cette proposition de loi avait reçu jeudi dernier le soutien d’Emmanuel Macron, le président estimant que le maintien dans le droit de ces textes, quand bien même sans effets juridiques, constitue «une trahison de ce qu’est la République».
«L’esclavage a été définitivement aboli en 1848, mais ces textes demeurent présents dans l’ombre de notre droit. Il est temps de les en faire sortir définitivement par respect pour la mémoire de millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui ont subi cette oppression dans leur chair», avait déclaré M. Mathiasin lors de l’examen du texte en commission le 20 mai dernier.
