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parlementvia France Info··3 min de lecture

L'Assemblée nationale approuve à l'unanimité l'abrogation du Code noir, près de 180 ans après l'abolition de l'esclavage

Personnalités citées :Emmanuel MacronMax Mathiasin
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Le contexte

L'Assemblée nationale française a récemment examiné une proposition de loi visant à abroger les lois liées à l'esclavage, notamment le Code noir, qui n'avaient jamais été formellement abrogées depuis l'abolition de l'esclavage en 1848. Ce sujet est particulièrement sensible dans le contexte des discussions sur les réparations pour les descendants d'esclaves.

Ce qu'il faut retenir

Le 28 mai, l'Assemblée nationale a voté à l'unanimité pour l'abrogation du Code noir et des textes réglementant l'esclavage. Ce vote a été qualifié de symbolique et a reçu le soutien d'Emmanuel Macron. Le député Max Mathiasin a porté cette proposition de loi et a exprimé son émotion après le vote, soulignant son importance pour la mémoire des victimes de l'esclavage. Le texte doit maintenant être examiné par le Sénat.

Ce que ça change

Cette décision marque une avancée significative dans la reconnaissance des injustices historiques liées à l'esclavage en France. Elle pourrait également ouvrir la voie à des discussions plus larges sur les réparations et la mémoire collective, impactant ainsi le débat public et les politiques liées à la diversité et à l'inclusion en France.

L'article complet

Source originale sur francetvinfo.fr

Une proposition de loi visant à abolir les lois liées à l'esclavage a été adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale, jeudi. Le texte devra désormais être examiné au Sénat, mais aucune date n'a pour l'heure été fixée.

Un vote "symbolique" avant l'ouverture du sensible dossier des réparations ? Les députés ont voté à l'unanimité, jeudi 28 mai pour l'abrogation du Code noir et l'ensemble des textes ayant réglementé l'esclavage dans les colonies françaises, jamais formellement abrogés après l'abolition de l'esclavage en 1848. Ces lois classaient les personnes asservies comme des "biens mobiliers" pouvant être acquis par un maître au même titre qu'un bien immobilier, et prévoyaient des sanctions en cas de fuite, notamment l'amputation des oreilles, le marquage au fer rouge d'un lys, voire la peine de mort. Cette proposition de loi avait reçu le soutien d'Emmanuel Macron, jeudi 21 mai. Le président de la République a estimé que le maintien dans le droit de ces textes, même sans effets juridiques, constitue "une trahison de ce qu'est la République".

Si les débats ont parfois été animés sur la rédaction du texte ou la question des réparations, l'intégralité des groupes a voté la proposition de loi portée par Max Mathiasin député du groupe Liot de la Guadeloupe. Après le vote il a salué au micro "un pas supplémentaire, un hommage aux hommes et aux femmes, aux enfants mis en esclavage", ému aux larmes et enlacé par des collègues ultramarins dans l'hémicycle. Le texte devra désormais être examiné au Sénat, mais aucune date n'a pour l'heure été fixée.

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