Alors que La France insoumise a annoncé organiser des "concerts antiracistes et des prises de parole" sur la place de la République, à Paris, pour la fête de la musique dimanche 21 juin, Yaël Braun-Pivet, elle, estime qu'il ne "faut pas politiser" la fête.
Interrogée sur BFMTV ce mercredi 17 juin, la présidente de l'Assemblée nationale estime que, "la fête de la musique, c'est une fête qui appartient à tous les Français, c'est un moment de fête, de joie, de partage." Elle ajoute: "Ce n'est pas le lieu, ce n'est pas le jour surtout. Laissons les Français se réunir et fêter quelque chose ensemble, quelles que soient leurs opinions politiques."
La présidente de l'Assemblée nationale rejoint donc le maire socialiste du secteur Paris Centre, Ariel Weil, qui a réagi sur X peu après l'annonce de La France insoumise: "Il n’est pas possible de récupérer la fête de la musique à des fins politiques. (...) Compte tenu des foules qui seront dans la rue pour danser et chanter, c’est un danger pour l’ordre public".
Dans les colonnes du Parisien , le coordinateur de LFI Manuel Bompard a déclaré que le but était de "faire de la campagne un moment de bouillonnement culturel".
Des concerts sont prévus place de la République de 18 heures à minuit - y sont programmés le groupe Acid Arab, le rappeur Kulturr, la rappeuse 2L ou le DJ Guido. L'événement sera précédé d'une grande marche contre toutes les formes de discriminations, à l'appel du maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko .
Pour la fête de la musique, l'Assemblée nationale accueillera aussi une fête, rappelle Yaël Braun-Pivet sur BFMTV - bien qu'elle assure qu'elle n'y fera "aucune prise de parole". L'Élysée ouvrira aussi ses portes à plusieurs artistes, comme Lora Juodkaité, Marce Cerrone, Feder ou Monroe , la candidate française à l'Eurovision de cette année 2026.
