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economievia Sud Ouest··2 min de lecture

Fibre Excellence : l’unique offre de reprise pour les deux dernières usines de pâte à papier en France examinée ce mercredi, 670 emplois en jeu

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Sophie BinetCarole DelgaSébastien MartinJean-François Guillot
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Le contexte

Fibre Excellence est une entreprise française qui gère deux usines de pâte à papier en Haute-Garonne et dans les Bouches-du-Rhône. Elle a été placée en redressement judiciaire fin avril 2023, menaçant ainsi 670 emplois. Le tribunal de commerce de Toulouse examine une offre de reprise qui pourrait éviter la liquidation judiciaire.

Ce qu'il faut retenir

Le tribunal de commerce de Toulouse examine l'unique offre de reprise de Fibre Excellence, dont les deux usines sont menacées de liquidation. La décision finale sera connue dans huit à dix jours. Le projet de reprise est soutenu par les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d'Azur, mais le ministère de l'Industrie doute de sa viabilité. Les élus locaux expriment des inquiétudes quant à l'impact d'une éventuelle liquidation sur la filière bois en France.

Ce que ça change

La décision du tribunal pourrait avoir des conséquences significatives sur l'emploi et l'économie locale, affectant non seulement les 670 salariés de Fibre Excellence, mais aussi l'ensemble de la filière bois en France. Une liquidation pourrait entraîner des faillites dans le secteur forestier, aggravant la situation économique dans les régions concernées.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Le tribunal de commerce de Toulouse se penche ce mercredi sur le dossier de Fibre Excellence, dont les deux usines de pâte à papier sont menacées de liquidation judiciaire

Le tribunal de commerce de Toulouse examine mercredi l’unique offre de reprise de Fibre Excellence , dont les deux dernières usines de France de pâte à papier, situées en Haute-Garonne et dans les Bouches-du-Rhône, sont menacées de fermeture . La décision finale du tribunal sera connue dans un délai de huit à dix jours. L’offre sera présentée à huis clos à partir de 9 heures par des membres de l’actuelle équipe de direction de Fibre Excellence, soutenus par les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d'Azur.

D’après l’entourage du ministère de l’Industrie, ce projet de reprise « ne présente pas le sérieux et les garanties financières nécessaires » pour éviter une liquidation judiciaire du groupe, qui emploie 670 personnes en Haute-Garonne et dans les Bouches-du-Rhône. La secrétaire générale de la Confédération générale du travail, Sophie Binet, dont le syndicat soutient le projet de reprise, a qualifié de « cruciale » l’audience de mercredi.

Le groupe a été placé en redressement judiciaire fin avril et, depuis plus d’un mois, les usines de Saint-Gaudens (Haute-Garonne, 270 salariés) et Tarascon (Bouches-du-Rhône, 275 salariés) sont à l’arrêt. Parmi les élus mobilisés, la présidente du conseil régional d’Occitanie, Carole Delga, interprète comme « un début de renoncement » de l’État les propos du ministre de l’Industrie, Sébastien Martin, qui a regretté l’absence d’un « réel investisseur industriel ».

Dans leur plan de reprise, les potentiels repreneurs, conduits par l’actuel président de Fibre Excellence, Jean-François Guillot, aux commandes depuis 2019, conditionnent leur offre à un geste de l’État, notamment une revalorisation du tarif de vente de l’électricité produite par les deux usines, une activité complémentaire aujourd’hui fortement déficitaire.

Une liquidation judiciaire de Fibre Excellence aurait un impact majeur sur la filière bois en France, dont l’entreprise constitue un important débouché. Bernard Philip, président de la Fédération nationale du bois en Occitanie et directeur d’une entreprise de travaux forestiers, s’interroge sur la manière dont la filière va écouler le bois destiné à Fibre Excellence. Il craint « une vraie dégringolade dans le monde de l’exploitation forestière » et des « faillites ».

Mardi, avant une soirée-concert de soutien sur le parking de l’usine de Saint-Gaudens, le délégué de la Confédération générale du travail, Sébastien Oustric, faisait état avec enthousiasme de l’arrivée d’un « investisseur français de renom » et espérait qu’un délai serait donné aux candidats à la reprise « pour étoffer le projet et le rendre crédible au tribunal ».

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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